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| Raeder, avec son bâton de grand-amiral, en juin 1939 |
* Le commandant-en-chef de la Kriegsmarine, l’amiral Erich Raeder, qui avait tant voulu faire renaître la flotte de surface allemande et, à ce titre, s’était fréquemment querellé avec Hitler, ne bénéficia pas longtemps du succès du Channel Dash. De plus en plus critiqué par le Führer, qui ne cessait de lui reprocher les insuccès, mais aussi le coût (!), des grands navires de combat, Raeder finit par jeter l’éponge et par démissionner le 30 janvier 1943, suite à la débâcle de ces mêmes grands navires en Mer de Barents, contre le convoi JW-51B. Demeuré sans véritable affectation, mais avec solde complète, jusqu’à la fin de la guerre, Raeder fut capturé par les Soviétiques en juin 1945, et brièvement incarcéré à Moscou avant d’être transféré à Nuremberg pour y être jugé par le Tribunal international, lequel l'estima coupable de tous les chefs d’accusation et le condamna à la prison à vie. En septembre 1955, il fut toutefois libéré "pour raisons de santé", et mourut cinq ans plus tard.
* En tant que commandant-en-chef des défenses de Douvres, l’amiral Bertram Ramsay aurait lui aussi pu se voir reprocher bien des choses par la Commission Bucknill,... à commencer par son apathie face aux indices de plus en plus nombreux attestant de l'arrivée des navires allemands ! Mais comme personne, au sein de l'appareil militaire britannique, ne souhaitait sérieusement adresser le moindre blâme au "Sauveur de Dunkerque", Ramsay put tranquillement poursuivre sa carrière, et même se voir proposer, plus tard, le commandement de l’Opération Neptune, autrement dit de la partie navale du Débarquement de Normandie. Il mourut le 02 janvier 1945, dans le crash au décollage du Lockheed Hudson qui devait le conduire à Bruxelles.

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