... en novembre 1956, engagée dans l'Opération Mousquetaires (l'agression illégitime de l'Égypte, sans mandat des Nations Unies, pour se réapproprier le Canal de Suez), la France "prêta" à Israël, en échange de sa collaboration, 36 chasseurs-bombardiers de l'Armée de l'Air, ainsi qu'une cinquantaine de pilotes français.
Hâtivement repeints aux couleurs israéliennes, mais toujours pilotés par des militaires français, ces avions opérèrent secrètement, et illégalement, durant toute la durée du conflit, protégeant l'espace aérien israélien, et bombardant régulièrement des cibles égyptiennes.
Onze ans plus tard, préparant l'Opération Moked (Focalisation), c-à-d l'attaque préventive de l'aviation égyptienne sur ses bases, l'État-major israélien se trouva confronté à un problème : comment obtenir de bonnes photographies aériennes (notamment infrarouges) des aérodromes égyptiens et du futur champ de bataille, alors qu'aucun de ses avions, presque exclusivement français, n'était conçu, ni même adapté, pour la reconnaissance.
La solution fut trouvée ou États-Unis, ou plutôt en Allemagne, sous la forme de 6 RF-4C (version de reconnaissance du Phantom II), appartenant à la 26ème escadre de reconnaissance tactique basée à Ramstein.
Au printemps 1967, sous couvert d'un exercice OTAN, ces avions et leurs pilotes américains s'envolèrent pour l'Espagne, d'où ils repartirent secrètement pour Israël en compagnie d'un C-141 de reconnaissance stratégique.
Comme cela avait été le cas onze ans auparavant, des cocardes israéliennes furent hâtivement apposées sur ces avions qui, les jours suivants, et toujours menés par leurs pilotes américains, photographièrent illégalement l'Égypte sous toutes ses coutures, pour le plus grand plaisir des planificateurs israéliens.
Le 12 juin, la guerre terminée et gagnée, ces vrais-faux avions israéliens récupérèrent leurs marquages américains avant de regagner tranquillement Ramstein via l'Espagne.
Deux ans plus tard, la France ayant entretemps changé d'alliance, les Phantom II étaient de retour sous les cieux israéliens, où ils remplacèrent progressivement Vautour, Mystère et Mirage français.
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vendredi 11 avril 2003
jeudi 10 avril 2003
39 - une nouvelle guerre préventive
... au printemps 1967, la décision égyptienne de bloquer le Détroit de Tiran, d'imposer le retrait des Casques bleus présents dans le Sinaï depuis la crise de Suez (1956), suivie par l'annonce d'un pacte militaire instaurant un commandement unifié des armées égyptiennes, syriennes, jordaniennes et irakiennes, incita le gouvernement israélien à lancer une "guerre préventive" contre ces pays.Pour ce faire, le gouvernement israélien n'eut qu'à ressortir des tiroirs les plans de l'Opération "Moked" (Focalisation), étudiée depuis le début des années '60, et pour laquelle les aviateurs israéliens, formés en France et équipés presque exclusivement d'avions français, s'étaient longuement préparés.
Le 5 juin 1967, donc, l'aviation israélienne lança une "attaque préventive" contre les aéroports égyptiens, rééditant ainsi, avec le même succès, l'Opération Mousquetaires (l'agression illégitime de l'Égypte, sans mandat des Nations Unies, pour se réapproprier le Canal de Suez) menée par les aviations françaises et britanniques onze ans auparavant.
mercredi 9 avril 2003
37 - le prélude à Moked
... en trois jours de pilonnage intensif à la bombe, à la roquette et au napalm, les coalisés franco-britanniques engagés dans l'Opération Mousquetaires (l'agression illégitime de l'Égypte, sans mandat des Nations Unies, pour se réapproprier le Canal de Suez) parvinrent à anéantir, le plus souvent au sol, des centaines d'avions égyptiens.
Cette leçon ne fut pas oubliée par les Israéliens - leurs alliés d'alors.
Peu de temps après, les stratèges israéliens commencèrent en effet à dresser les plans de l'Operation "Moked" (Focalisation), c-à-d le déclenchement d'une "guerre préventive" contre les pays ennemis d'Israël, et en particulier contre leurs composantes aériennes, que les pilotes israéliens, formés en France et dotés d'avions presque exclusivement français, détruiraient au sol, dès les premières minutes de la guerre.
Cette leçon ne fut pas oubliée par les Israéliens - leurs alliés d'alors.
Peu de temps après, les stratèges israéliens commencèrent en effet à dresser les plans de l'Operation "Moked" (Focalisation), c-à-d le déclenchement d'une "guerre préventive" contre les pays ennemis d'Israël, et en particulier contre leurs composantes aériennes, que les pilotes israéliens, formés en France et dotés d'avions presque exclusivement français, détruiraient au sol, dès les premières minutes de la guerre.
mardi 8 avril 2003
36 - succès militaire, désastre politque
... si l'Opération Mousquetaires de 1956 fut un indéniable succès militaire, elle tourna en revanche très rapidement au désastre politique pour les coalisés franco-britanniques, stipendiés dans le monde entier pour leur agression illégitime de l'Égypte, sans mandat des Nations Unies et dans le seul but de plaire aux riches actionnaires du Canal de Suez.
Très vite en effet, l'URSS menace d'intervenir aux côtés de l'Égypte. "Les Russes bluffent, n'est-ce pas ?" demande le Français Guy Mollet, Président du Conseil, au Belge Paul Henri Spaak, Ministre des Affaires étrangères et grand entremetteur européen. "Je n'en suis pas si sûr", rétorque le Belge.
Aux États-Unis, le Président Eisenhower, qui depuis des semaines s'efforce de trouver une solution diplomatique à la nationalisation du Canal et à la fermeture du Détroit de Tiran, est furieux de ce qu'il considère comme une "trahison" de ses alliés.
Aux Nations Unies, les États-Unis font voter, dans l'urgence absolue, une ésolution exigeant le cessez-le-feu et le retrait immédiat des armées trangères. Cette résolution est votée à l'unanimité, mais la France, membre permanent du Conseil de Sécurité, y appose aussitôt son veto.
Pire : alors que les Britanniques, qui commencent à mesurer le courroux de leur puissant parrain d'Outre Atlantique, se montrent de plus en plus réticents, la France s'entête et maintient le débarquement sur les côtes égyptiennes, qui s'opère dans la nuit du 5 au 6 novembre 1956.
Un débarquement réussi, mais un débarquement pour rien : 24 heures plus tard, le 7 novembre 1956, la France et la Grande-Bretagne doivent finalement se rendre à la raison, et céder aux injonctions de Moscou et de Washington qui, dans cette affaire, ont manifestement décidé de leur faire comprendre une bonne fois pour toutes qu'ils n'avaient plus leur place dans la cour des grands.
Pour Londres, et plus encore pour Paris, l'affaire est un désastre financier qui s'achève dans l'humiliation : moins d'un mois plus tard, les dernières troupes coalisées rembarquent sous les quolibets de la population égyptienne. Le Canal de Suez restera égyptien et pour l'Europe toute entière, c'est désormais l'heure de l'effacement...
Très vite en effet, l'URSS menace d'intervenir aux côtés de l'Égypte. "Les Russes bluffent, n'est-ce pas ?" demande le Français Guy Mollet, Président du Conseil, au Belge Paul Henri Spaak, Ministre des Affaires étrangères et grand entremetteur européen. "Je n'en suis pas si sûr", rétorque le Belge.
Aux États-Unis, le Président Eisenhower, qui depuis des semaines s'efforce de trouver une solution diplomatique à la nationalisation du Canal et à la fermeture du Détroit de Tiran, est furieux de ce qu'il considère comme une "trahison" de ses alliés.
Aux Nations Unies, les États-Unis font voter, dans l'urgence absolue, une ésolution exigeant le cessez-le-feu et le retrait immédiat des armées trangères. Cette résolution est votée à l'unanimité, mais la France, membre permanent du Conseil de Sécurité, y appose aussitôt son veto.
Pire : alors que les Britanniques, qui commencent à mesurer le courroux de leur puissant parrain d'Outre Atlantique, se montrent de plus en plus réticents, la France s'entête et maintient le débarquement sur les côtes égyptiennes, qui s'opère dans la nuit du 5 au 6 novembre 1956.
Un débarquement réussi, mais un débarquement pour rien : 24 heures plus tard, le 7 novembre 1956, la France et la Grande-Bretagne doivent finalement se rendre à la raison, et céder aux injonctions de Moscou et de Washington qui, dans cette affaire, ont manifestement décidé de leur faire comprendre une bonne fois pour toutes qu'ils n'avaient plus leur place dans la cour des grands.
Pour Londres, et plus encore pour Paris, l'affaire est un désastre financier qui s'achève dans l'humiliation : moins d'un mois plus tard, les dernières troupes coalisées rembarquent sous les quolibets de la population égyptienne. Le Canal de Suez restera égyptien et pour l'Europe toute entière, c'est désormais l'heure de l'effacement...
lundi 7 avril 2003
35 - les lois de la guerre
... lorsqu'ils débarquèrent à Port-Saïd le 6 novembre 1956 dans lecadre de l'Opération Mousquetaires ((l'agression illégitime de l'Égypte, sans mandat des Nations Unies, pour se réapproprier le Canal de Suez), les coalisés franco-britanniques furent tout surpris, et même franchement choqués, de découvrir que le gouvernement Nasser avait fait distribuer des armes à la population civile.
Un tel comportement, estimèrent-ils, violait les lois de la Guerre...
dimanche 6 avril 2003
34 - un guerre meurtrière
... durant l'Opération Mousquetaires (l'agression illégitime de l'Égypte, ans mandat des Nations Unies, pour se réapproprier le Canal de Suez), les forces aériennes franco-britanniques menèrent 2 465 missions d'attaque et de bombardement, tirant 600 000 obus, 5 500 roquettes et 2 300 bombes sur des aérodromes ou des casernes, mais aussi sur des ponts, des routes, des voies de chemin de fer, et même les installations de la radio nationale égyptienne.
Plusieurs milliers d'Égyptiens (dont un nombre indéterminé de civils innocents) périrent dans cette guerre d'une semaine, qui ne coûta aux franco-britanniques que 32 tués et 129 blessés.
Plusieurs milliers d'Égyptiens (dont un nombre indéterminé de civils innocents) périrent dans cette guerre d'une semaine, qui ne coûta aux franco-britanniques que 32 tués et 129 blessés.
samedi 5 avril 2003
33 - de gros dommages collatéraux
... le 2 novembre 1956, dans le cadre de l'Opération Mousquetaires (l'agression illégitime de l'Égypte, sans mandat des Nations Unies, pour se réapproprier le Canal de Suez), les forces aériennes franco-britanniques continuèrent leurs frappes illégales sur les aérodromes égyptiens, mais aussi sur les ponts, les routes, les voies ferrées et.... l'émetteur de Radio Le Caire, qui fut endommagé par un raid de 18 Canberra britanniques, escortés de 12 Thunderstreak français.
Même si on le qualifierait sans doute aujourd'hui de "violation de la Convention de Genève" (voire de "Crime de Guerre"), le bombardement de la station de radio égyptienne fut un succès. Hélas, au cours de cette attaque ciblée (on ne disait pas encore "chirurgicale"), une des prisons de la capitale égyptienne fut également touchée par erreur, entraînant la mort d'une centaine de prisonniers et de gardiens innocents qui, de nos jours, se verraient certainement baptisés du doux nom de "dommages ollatéraux"
En début de matinée, des Avenger de la flottille 9F de l'Aéronavale française avaient également tiré une salve de roquettes sur ce qu'ils avaient identifié comme étant "une vedette lance-torpille égyptienne", mais qui s'avéra en réalité... le sous-marin français La Créole (!), lequel s'en tira en plongeant en catastrophe à cette époque bénie où personne n'évoquait les "tirs amicaux"
En fin de matinée, le camp de Huckstep (situé entre Le Caire et le Canal de Suez) fut lui aussi "traité" par des vagues successives d'avions, qui attaquèrent à la roquette, au canon, et bien entendu au napalm, chose que personne ne considérait alors comme un "Crime contre l'Humanité"
Outre un nombre indéterminé de soldats et de civils égyptiens innocents, ce violent engagement carbonisa près de 200 véhicules,...dont une douzaine de chars "Centurion", vendus par l'Angleterre à l'Égypte quelques mois uparavant (!)
Une vente qui, curieusement, n'indigna personne à l'époque...
Même si on le qualifierait sans doute aujourd'hui de "violation de la Convention de Genève" (voire de "Crime de Guerre"), le bombardement de la station de radio égyptienne fut un succès. Hélas, au cours de cette attaque ciblée (on ne disait pas encore "chirurgicale"), une des prisons de la capitale égyptienne fut également touchée par erreur, entraînant la mort d'une centaine de prisonniers et de gardiens innocents qui, de nos jours, se verraient certainement baptisés du doux nom de "dommages ollatéraux"
En début de matinée, des Avenger de la flottille 9F de l'Aéronavale française avaient également tiré une salve de roquettes sur ce qu'ils avaient identifié comme étant "une vedette lance-torpille égyptienne", mais qui s'avéra en réalité... le sous-marin français La Créole (!), lequel s'en tira en plongeant en catastrophe à cette époque bénie où personne n'évoquait les "tirs amicaux"
En fin de matinée, le camp de Huckstep (situé entre Le Caire et le Canal de Suez) fut lui aussi "traité" par des vagues successives d'avions, qui attaquèrent à la roquette, au canon, et bien entendu au napalm, chose que personne ne considérait alors comme un "Crime contre l'Humanité"
Outre un nombre indéterminé de soldats et de civils égyptiens innocents, ce violent engagement carbonisa près de 200 véhicules,...dont une douzaine de chars "Centurion", vendus par l'Angleterre à l'Égypte quelques mois uparavant (!)
Une vente qui, curieusement, n'indigna personne à l'époque...
vendredi 4 avril 2003
32 - pieds nickelés à Suez
... pour prix de sa collaboration à l'Opération Mousquetaires (l'attaque illégitime de l'Égypte par la France et l'Angleterre, destinée à restituer le Canal de Suez à ses riches actionnaires franco-britanniques, sans mandat des Nations Unies), Israël exigea, et obtint, la fourniture de grandes quantités de matériel militaire, et notamment de plusieurs dizaines d'avions de combat français, dont certains, pour gagner du temps, furent directement prélevés sur les stocks de l'Armée de l'Air française, et hâtivement repeints aux couleurs israéliennes.Manquant malgré tout de pilotes confirmés, et craignant des représailles égyptiennes, Israël exigea, et obtint là encore, le "prêt" de plusieurs escadrilles de chasse de l'Armée de l'Air, au complet,... avec leurs ilotes (!)
Pour éviter d'être identifiés, ces avions français furent également repeints aux couleurs d'Israël. Quant aux pilotes français, ils reçurent l'ordre officiel et militaire de ne pas quitter les bases israéliennes et, s'ils prenaient l'air, de se débarrasser de tout document ou papier attestant leur nationalité.
Dès l'expiration de l'utimatum, le 1er novembre 1956, des F84 de l'Armée de l'Air française, opérant avec des pilotes français mais sous cocardes israéliennes, attaquèrent des blindés égyptiens à Bir Gifgafa.
Pendant ce temps, chasseurs et bombardiers français "authentiques" opéraient en compagnie de leurs homologues sous le ciel égyptien. Au soir du 1er novembre, Britanniques et Français avaient effectué plus de 450 sorties offensives et détruit 140 avions égyptiens au sol, toujours sans le moindre mandat des Nations Unies...
jeudi 3 avril 2003
31 - Les trois mousquetaires
... en 1956, rendus furieux par la nationalisation du Canal de Suez, les actionnaires franco-britanniques de cette compagnie s'en allèrent trouver leurs gouvernements respectifs pour exiger, et obtenir, une intervention militaire destinée à leur rendre la propriété du Canal.
L'Égypte étant pays souverain reconnu par les Nations Unies et le Droit international, il fallait bien trouver un prétexte pour justifier cette guerre aussi unilatérale qu'illégitime, n'ayant pour seul objectif que de restituer à de riches actionnaires privés leur rente de situation.
La France et l'Angleterre s'entendirent donc avec Israël, dont le gouvernement avait, lui aussi, moult griefs envers l'Égypte.
Selon l'accord - aussi secret qu'illégal - conclu entre ces trois nations, Israël envahirait l'Égypte et y mènerait des attaques plus ou moins ciblées et génératrices de dommages collatéraux. Plus que jamais soucieuses d'éviter un désastre humanitaire, et surtout de garantir la sécurité du Canal et les intérêts des actionnaires, la France et l'Angleterre adresseraient ensuite un ultimatum aux deux belligérants, leur enjoignant de mettre fin aux combats. Cet accord serait immédiatement accepté par Israël... et fort logiquement rejeté par l'Égypte (puisque entérinant la présence israélienne sur son territoire et celle de militaires franco-britanniques "gardiens de la Paix" autour du Canal), ce qui, par voie de conséquence, légitimerait l'intervention militaire franco-britannique, objet de la manoeuvre.
Le jour dit, 29 octobre 1956, l'armée israélienne attaqua donc l'Égypte dans le Sinaï. Le lendemain, la Grande-Bretagne et la France lancèrent leur ultimatum, exigeant le cessez-le-feu et le retrait des belligérants à 10 miles de part et d'autre du Canal, sous peine d'une intervention militaire franco-britannique... dans les 12 heures suivantes (!)
Israël accepta. L'Égypte, comme prévu, refusa. Peu après, la France et la Grande-Bretagne attaquèrent et envahirent l'Égypte, sans mandat des Nations Unies et au mépris du Droit international.
L'Opération Mousquetaires venait de commencer...
L'Égypte étant pays souverain reconnu par les Nations Unies et le Droit international, il fallait bien trouver un prétexte pour justifier cette guerre aussi unilatérale qu'illégitime, n'ayant pour seul objectif que de restituer à de riches actionnaires privés leur rente de situation.
La France et l'Angleterre s'entendirent donc avec Israël, dont le gouvernement avait, lui aussi, moult griefs envers l'Égypte.
Selon l'accord - aussi secret qu'illégal - conclu entre ces trois nations, Israël envahirait l'Égypte et y mènerait des attaques plus ou moins ciblées et génératrices de dommages collatéraux. Plus que jamais soucieuses d'éviter un désastre humanitaire, et surtout de garantir la sécurité du Canal et les intérêts des actionnaires, la France et l'Angleterre adresseraient ensuite un ultimatum aux deux belligérants, leur enjoignant de mettre fin aux combats. Cet accord serait immédiatement accepté par Israël... et fort logiquement rejeté par l'Égypte (puisque entérinant la présence israélienne sur son territoire et celle de militaires franco-britanniques "gardiens de la Paix" autour du Canal), ce qui, par voie de conséquence, légitimerait l'intervention militaire franco-britannique, objet de la manoeuvre.
Le jour dit, 29 octobre 1956, l'armée israélienne attaqua donc l'Égypte dans le Sinaï. Le lendemain, la Grande-Bretagne et la France lancèrent leur ultimatum, exigeant le cessez-le-feu et le retrait des belligérants à 10 miles de part et d'autre du Canal, sous peine d'une intervention militaire franco-britannique... dans les 12 heures suivantes (!)
Israël accepta. L'Égypte, comme prévu, refusa. Peu après, la France et la Grande-Bretagne attaquèrent et envahirent l'Égypte, sans mandat des Nations Unies et au mépris du Droit international.
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