
... Après l’affaire du Laconia, et la désastreuse tentative de sauvetage de ses passagers, la Kriegsmarine imposera des consignes très strictes à ses commandants, ce qui se traduira par un net durcissement du conflit.
Quant aux rescapés du Laconia, plusieurs bâtiments français finiront par en recueillir un bon millier, et notamment ceux qui avaient été pris en remorque par les U-506 et 507, lesquels avaient eu finalement plus de chance que le pauvre Hartenstein...
Il restait encore deux embarcations qui erraient sur l'océan. La dernière fut retrouvée le 21 octobre 1942, plus d'un mois après le torpillage. Elle ne comptait plus que 4 survivants sur les 51 qui y avaient pris place...
Déjà bien mal récompensé pour son beau geste, Werner Hartenstein rentra à Lorient, et en ressortit à la mi-janvier 1943 pour prendre la route de la Mer des Caraïbes.
Sa croisière s'achèvera misérablement le 8 mars 1943, sous les coups d'un bombardier B-24, du même type que celui qui l'avait attaqué alors qu'il remorquait les survivants du Laconia…
Triste fin pour un homme qui aurait mérité mieux, pour un soldat qui s'était efforcé à deux reprises de rendre la guerre un peu moins moche, pour un marin qui gît aujourd'hui, avec tout son équipage par 3 500 mètres de fond quelque part au large de la Barbade.
Dans un bleu outre-tombe


