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| L'ANZAC DAY, célébré chaque année en Australie et Nouvelle-Zélande |
... parce que fort lointaine et s'étant soldée par une défaite, la Bataille des Dardanelles fut rapidement oubliée en France et en Grande-Bretagne où, même un siècle plus tard, on se rappelle en revanche celles de la Marne, de la Somme ou encore de Verdun.
Il en va cependant autrement en Australie et en Nouvelle-Zélande et, évidemment, en Turquie
Pour les Australiens et Néo-Zélandais, et bien qu'elle se soit finalement soldée par une défaite, cette bataille, qui était leur première en tant que nations autonomes, demeure en effet profondément ancrée dans la mémoire collective.
Le 25 avril, c-à-d la date du débarquement dans une baie de la Péninsule, que l'on s'empressa de renommer "Baie ANZAC", y est d'ailleurs célébré chaque année, et est même devenu fête nationale, sous le nom d'ANZAC-DAY (la "Journée de l'Anzac"), tandis qu'à Gallipoli-même, les cimetières militaires qui abritent les dépouilles des soldats australiens et néo-zélandais tombés en 1915 sont encore régulièrement visités par les touristes de ces deux pays...
En Turquie, cette même bataille est également devenue un des mythes fondateurs du pays, ne serait-ce parce qu'elle permit au Père de la Patrie, Mustafa Kemal, d'entrer définitivement dans la légende.
Et aujourd'hui encore, le 18 mars 1915, c-à-d la défaite de la flotte franco-britannique devant les forts de Kilid-Bahr et Tchanak-Kaleh, y fait l'objet de diverses cérémonies
A Constantinople, devenue Istanbul, tout le monde préfère en revanche oublier l'Armistice de Moudros du 30 octobre 1918, et les cinq années d'Occupation qui s'ensuivirent...
Il en va cependant autrement en Australie et en Nouvelle-Zélande et, évidemment, en Turquie
Pour les Australiens et Néo-Zélandais, et bien qu'elle se soit finalement soldée par une défaite, cette bataille, qui était leur première en tant que nations autonomes, demeure en effet profondément ancrée dans la mémoire collective.
Le 25 avril, c-à-d la date du débarquement dans une baie de la Péninsule, que l'on s'empressa de renommer "Baie ANZAC", y est d'ailleurs célébré chaque année, et est même devenu fête nationale, sous le nom d'ANZAC-DAY (la "Journée de l'Anzac"), tandis qu'à Gallipoli-même, les cimetières militaires qui abritent les dépouilles des soldats australiens et néo-zélandais tombés en 1915 sont encore régulièrement visités par les touristes de ces deux pays...
En Turquie, cette même bataille est également devenue un des mythes fondateurs du pays, ne serait-ce parce qu'elle permit au Père de la Patrie, Mustafa Kemal, d'entrer définitivement dans la légende.
Et aujourd'hui encore, le 18 mars 1915, c-à-d la défaite de la flotte franco-britannique devant les forts de Kilid-Bahr et Tchanak-Kaleh, y fait l'objet de diverses cérémonies
A Constantinople, devenue Istanbul, tout le monde préfère en revanche oublier l'Armistice de Moudros du 30 octobre 1918, et les cinq années d'Occupation qui s'ensuivirent...

1 commentaire:
Bonjour!
Excellent blog, comme toujours...parmi les conséquences de Gallipoli , il faudrait aussi citer
l'ascension politique du Nationalisme kémaliste.
Kemal , devenu "Ataturk" (le père des turcs) a joui d'une immense popularité qui lui a permis de réformer et d'occidentaliser la turquie, de se débarasser des vieilles bureaucraties héritées des sultans, de moderniser l'armée et la marine, de réformer jusqu'à la langue ottomane (avec des emprunts au français ...coiffeur se dit et s'écrit Kuafùr, par exemple)...et ce n'est pas son moindre mérite, de laïciser l'Etat turc en se débarassant du poids des religieux dans les affaires séculières...Cet utile boulot est en train d'être défait par l'actuel homme fort de la Turquie , le très bigot et très autoritaire Erdogan...et c'est bien dommage...mais il semble que la société turque ne soit pas si malléable que celà....lointain réflexe kémaliste?
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