![]() |
| Troupes alliées défilant dans Constantinople : la Revanche de Gallipoli |
... Moudros, 30 octobre 1918
C'est devant le port de Moudros, sur l'île de Lemnos, que se conclut, en ce 30 octobre 1918, ce que l'on peut légitimement considérer comme le dernier acte officieux, ou la revanche, de la Bataille des Dardanelles
D'abord parce que ce port et cette île ont, comme nous l'avons vu, joué un grand rôle dans le conflit, et ensuite parce que c'est que sur le pont du vieux pre-dreadnought Agamemnon, qui a lui-même participé à celle-ci, et non pas sur un rutilant et moderne dreadnought, que se tient la cérémonie d'armistice entre le vaincu ottoman, représenté par le Ministre de la Marine, Rauf Orbay et le sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Reşat Hikmet Bey, et le vainqueur britannique, représenté par l'amiral Somerset Gough-Calthorpe.
Étrange cérémonie en vérité, dont les Français, qui ont eux-mêmes unilatéralement signé l'Armistice de Thessalonique le 29 septembre (1) ont été - à leur grande fureur - volontairement exclus, mais un armistice qui met quand même un terme à quatre années de sanglant conflit en Orient, non sans se traduire pour l'Empire, et conformément à la coutume, par d'immenses pertes de territoires, que vont naturellement se partager ses vainqueurs.
Encore deux semaines, et une flotte alliée composée de plus de 50 navires de guerre anglais, français, mais aussi italiens et grecs (2), franchit le Détroit des Dardanelles, longe les forts et les défenses que l'on s'était efforcé, en vain, de réduire trois ans auparavant, pénètre en Mer de Marmara, et, le 13 novembre, entre finalement dans le Bosphore avant de jeter très ostensiblement l'ancre devant Constantinople et le palais du Sultan Mehmet VI, inaugurant une occupation de la ville qui va durer cinq ans et rapidement déclencher une nouvelle guerre.
Mais ceci est une autre histoire...
(1) signé unilatéralement par la France, l'Armistice de Thessalonique avait mis fin aux combats entre la Triple Entente et le Royaume, vaincu, de Bulgarie
(2) le Royaume d'Italie avait rejoint les rangs de l'Entente en mai 1915, et le Royaume de Grèce en aout 1917
C'est devant le port de Moudros, sur l'île de Lemnos, que se conclut, en ce 30 octobre 1918, ce que l'on peut légitimement considérer comme le dernier acte officieux, ou la revanche, de la Bataille des Dardanelles
D'abord parce que ce port et cette île ont, comme nous l'avons vu, joué un grand rôle dans le conflit, et ensuite parce que c'est que sur le pont du vieux pre-dreadnought Agamemnon, qui a lui-même participé à celle-ci, et non pas sur un rutilant et moderne dreadnought, que se tient la cérémonie d'armistice entre le vaincu ottoman, représenté par le Ministre de la Marine, Rauf Orbay et le sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Reşat Hikmet Bey, et le vainqueur britannique, représenté par l'amiral Somerset Gough-Calthorpe.
Étrange cérémonie en vérité, dont les Français, qui ont eux-mêmes unilatéralement signé l'Armistice de Thessalonique le 29 septembre (1) ont été - à leur grande fureur - volontairement exclus, mais un armistice qui met quand même un terme à quatre années de sanglant conflit en Orient, non sans se traduire pour l'Empire, et conformément à la coutume, par d'immenses pertes de territoires, que vont naturellement se partager ses vainqueurs.
Encore deux semaines, et une flotte alliée composée de plus de 50 navires de guerre anglais, français, mais aussi italiens et grecs (2), franchit le Détroit des Dardanelles, longe les forts et les défenses que l'on s'était efforcé, en vain, de réduire trois ans auparavant, pénètre en Mer de Marmara, et, le 13 novembre, entre finalement dans le Bosphore avant de jeter très ostensiblement l'ancre devant Constantinople et le palais du Sultan Mehmet VI, inaugurant une occupation de la ville qui va durer cinq ans et rapidement déclencher une nouvelle guerre.
Mais ceci est une autre histoire...
(1) signé unilatéralement par la France, l'Armistice de Thessalonique avait mis fin aux combats entre la Triple Entente et le Royaume, vaincu, de Bulgarie
(2) le Royaume d'Italie avait rejoint les rangs de l'Entente en mai 1915, et le Royaume de Grèce en aout 1917

Aucun commentaire:
Publier un commentaire