mercredi 29 octobre 2014

4254 - le corollaire

… pour Hitler, les gros navires de surface sont exagérément coûteux, et surtout d’une utilité fort discutable, a fortiori pour la guerre qu’il se propose de mener un jour ou l’autre à l’Est.

En revanche, le Führer est le premier à admettre qu’ils sont excellents à la fois pour le moral de la population allemande et pour sa propre popularité, ce qui, hélas, a aussi un corollaire, dont il est du reste étonnamment conscient.

Dans une future guerre, les Allemands, estime-t-il, pourraient accepter - et de fait accepteront d’ailleurs sans broncher - la perte de centaines de sous-marins, de milliers de tanks et d’avions, ainsi que celle de divisions d’Infanterie entières.

En revanche, la disparition d’un seul de ces mastodontes cuirassés représenterait une catastrophe nationale, dont il convient donc de se prémunir à tout prix.

Un bon moyen d’y arriver serait évidemment de ne les engager qu’à coup sûr, c-à-d en l’absence de tout risque, mais un autre, encore meilleur, serait tout simplement… de ne pas les engager du tout, autrement dit de les laisser rouiller tranquillement dans leur port, et très loin du moindre combat !

Le drame de la Kriegsmarine est déjà en train de se jouer…

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