samedi 27 septembre 2014

4222 - à tous les enfants victimes de la folie des adultes...

... Ata Moravec qui, pour sauver son père Alois, avait livré l’adresse de l’église Saint Cyrille et Méthode, sera exécuté peu après sa confession.

Déporté au camp de concentration de Mauthausen, Alois, qui ignorait l’implication de sa femme et de son fils au sein de la Résistance, lui survivra jusqu’au 24 octobre 1942.

Alfréd Bartoš, qui avait désespérément tenté de faire annuler l’assassinat de Reinhard Heydrich, deviendra une des nombreuses "victimes collatérales" des recherches allemandes entreprises à la suite de celui-ci : repéré puis poursuivi par des agents de la Gestapo, il n’aura d’autre choix que de se suicider dans une ruelle de Parduvice le 21 juin 1942.

Après l’arrestation de Vladimír Petřek, chapelain de Saint Cyrille et Méthode, l’évêque orthodoxe de Prague, Matěj Pavlík Gorazd écrira aux autorités allemandes une lettre dans laquelle il endossera la responsabilité de son chapelain : un beau geste mais une très mauvaise idée, qui lui vaudra d’être également arrêté, torturé, et finalement exécuté en compagnie de ce dernier, le 4 septembre 1942.

Autre "victime collatérale", et dernière petite amie en date de Jan Kubiš, Anna Nováková sera arrêtée par la Gestapo, et mourra elle aussi au camp de concentration de Mauthausen, de même que sa petite soeur Jindriska, qui, le 27 mai 1942, et à la demande de sa mère, était allée récupérer le vélo taché de sang que Kubiš avait fort maladroitement abandonné dans une ruelle.

Jindriska n'avait que 14 ans et toute la vie devant-elle.

Cette série d'articles lui est dédiée

A elle et à tous les enfants victimes de la folie des adultes...

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