vendredi 18 juillet 2014

4151 - tous les peuples d'Europe sont égaux...

... mais aussi important puisse-t-il paraître, le pouvoir d'Heydrich s'exerce surtout à l'Est, laissant ainsi les Danois, les Belges ou encore les Français ou les Norvégiens dans une - relative - quiétude.

Ce "traitement de faveur" réside d'abord et avant tout dans la manière dont les Allemands eux-mêmes conçoivent l'Europe actuelle et celle de demain : le Troisième Reich, bien sûr, est et sera "über alles", au-dessus de toutes les autres nations.

Mais entre un Danois et un Polonais, ou entre un Français et un Russe, il y a tout de même des différences culturelles et raciales que même les Nazis les plus convaincus - à commencer par Hitler en personne - sont disposés à reconnaître !

Si le Führer n'a que mépris pour les Russes, il respecte en revanche les Français, qu'il a personnellement combattu lors de la guerre précédente, et les Britanniques, qu'il continue de considérer comme des "cousins", certes décadents et "enjuivés", mais des "cousins" tout de même.

Dit autrement, parce qu'ils sont "plus proches" des Allemands par la langue, l'Histoire, la religion, la culture et, bien entendu, le "sang", certains peuples sont plus "méritants" que d'autres, et doivent donc être considérés et traités avec davantage d'égards.

Cette conception est d'ailleurs partagée par bon nombre de SS, et notamment par Werner Best, ancien subordonné d'Heydrich et aussi brillant juriste qu'exécuteur des basses œuvres du Reich en France puis au Danemark...

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