... Taïwan, 11 décembre 1949Après des années de lutte contre l'Occupant japonais, mais aussi contre les communistes de Mao, Chiang Kaï-Shek et ses derniers partisans ont définitivement fui la Chine continentale pour trouver refuge sur l'île de Taïwan.
Pour les Américains, qui avaient une fois de plus misé sur le mauvais cheval, c'est évidemment une catastrophe... et aussi une raison supplémentaire de s'investir encore davantage au Japon, seul havre de stabilité dans la région.
Pour les Soviétiques, et particulièrement pour Staline, le triomphe de Mao, qui marque aussi le réveil du dragon chinois, n'est pas forcément une bonne nouvelle sur ce vaste échiquier asiatique où le Politbureau, finalement, ne fait que rejouer la vieille partition tsariste et se retrouve à présent avec un allié mais également un sérieux concurrent sur les bras.
Mais le plus intéressé par ces événements n'est nul autre que Kim Il-Sung qui, pris entre le déjà légendaire Staline et le désormais légendaire Mao ne rêve rien tant que d'entrer lui aussi au Panthéon des grands héros révolutionnaires, ce qui, à tout le moins, exigerait qu'il se débarrasse d'abord de son rival du Sud puis réunifie les deux Corée.
Staline - nous l'avons vu - n'est pas prêt à courir ce risque, mais avec la carte chinoise désormais en main, Kim dispose à présent de bien meilleurs arguments...
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