
... aussi dépendants de leurs parrains puissent-ils être, Syngman Rhee et Kim Il-Sung manifestent tous deux une farouche volonté d'autonomie.
Après des décennies d'Occupation mais aussi de discours indépendantistes et nationalistes, il importe évidemment de convaincre les citoyens - on n'ose trop dire les électeurs - que le chef n'est la marionnette, et le pays le vassal, de personne, et surtout pas des grandes puissances occidentales.
Mais il faut aussi marquer des points vis-à-vis du rival honni et que l'on s'est juré d'évincer par les armes, tant les deux hommes sont convaincus qu'eux, et eux seuls, incarnent la seule et vraie Corée.
Au Sud, MacArthur, qui ne s'intéresse qu'au Japon et nullement à la Corée, tient néanmoins Rhee en laisse, en ne lui offrant que le strict minimum d'un matériel militaire par ailleurs largement démodé.Au Nord, Staline a des visions plus impériales et se laisserait davantage tenter par les discours belliqueux de Kim... n'était la présence, en Corée du Sud, de troupes américaines contre lesquelles il n'a aucune envie de se retrouver en guerre.
Pendant des mois, Kim va néanmoins entreprendre un patient travail de sape destiné à convaincre son puissant protecteur - et fournisseur - que l'aventure est en vérité sans risque.
Mais si Staline va finalement se laisser convaincre, c'est surtout parce qu'un évènement capital vient de se produire en Chine...
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