
Les Alliés… ou plus exactement les Américains car, bien qu’il soit chef suprême de toutes les forces alliées de la Southwest Pacific Area, le "proconsul" MacArthur n’a pas la moindre intention de laisser ses partenaires néo-zélandais australiens, ou même britanniques, libérer un territoire qui, jusqu’en 1941, était de facto protectorat américain, et qu’il considère lui-même, promesse d’Indépendance ou pas, comme sol américain.
En Europe, le général Eisenhower doit constamment composer avec la (très grande) susceptibilité des Britanniques et des Français.

Alors que les Américains se préparent à débarquer aux Philippines, les Australiens, eux, sont donc condamnés à poursuivre des combats d’arrière-garde, aussi ingrats que peu médiatiques, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et dans les Salomon.

A vrai dire, la future Bataille des Philippines va surtout être la "Bataille de MacArthur", tant l’implication du général dans son déroulement va s’avérer déterminante et, au bout du compte, s’éloigner du chemin qui mène à Tokyo.
Mais avant de débarquer aux Philippines, il importe à présent de nous intéresser aux moyens dont les Américains disposent pour y parvenir…
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