vendredi 4 décembre 2009

2462 - l'Union nordique

… contrairement à ce que l’on imagine, la majorité des "Nordiques" qui vont rejoindre les rangs allemands ne sont donc pas Scandinaves, mais tout bonnement Hollandais et Flamands.

Et contrairement à ce que l'on imagine également, ces "Nordiques" plébiscitent avant tout des formations – en principe – non combattantes (comme la Todt ou la NSKK) ou alors fort éloignées (comme la Kriegsmarine) du Front de l’Est et du supposé péril "judeo-bolchevique".

Comme nous l'avons vu, ceux néanmoins tentés par le baroud ou l’aventure vont prioritairement se tourner vers les différentes "légions" (comme la Norwegen ou la Flandern) mises sur pied par les gouvernements collaborationnistes au lendemain de l’Invasion de l’URSS, en juin 1941.

Théoriquement "nationales", ces légions sont en réalité équipées, habillées, et bien entendu contrôlées, par la SS allemande, parfois au grand dam des volontaires eux-mêmes, à qui les recruteurs ont promis commandement et surtout uniformes et drapeaux nationaux.

Mais quel que soit leur pays d'origine, les "Nordiques" les plus motivés, ou les plus sensibles à l’idéologie nationale-socialiste, ont de toute manière la possibilité de contracter un engagement direct dans la Waffen-SS, c-à-d prioritairement, mais pas exclusivement, dans la SS-Wiking, puis dans la SS-Nordland. Deux divisions particulièrement emblématiques de l'Ordre noir, et sur lesquelles il importe donc de revenir brièvement.

La première a été constituée à la fin de 1940, en réunissant les régiments Nordland, Westland et Germania, composés respectivement de Scandinaves, Néerlandais/Flamands, et Volksdeutsche.

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Engagée dès le début des opérations à l’Est, la 5ème Division SS-Wiking va très vite devenir une des unités les plus décorée d’Allemagne, progressant du Don au Caucase, puis retraitant à travers l’Ukraine, la Pologne et finalement la Tchécoslovaquie, où les derniers survivants capitulent en mai 1945.

Fille de la Wiking, la 11ème Division SS-Nordland correspond en fait au désir d’Himmler, chef suprême de la SS, de regrouper tous les volontaires scandinaves sous un même drapeau (1) mais aussi d’en finir pour de bon avec la fiction des légions "nationales", qui offre finalement plus d’inconvénients que d’avantages (2)

Concrètement, en juin 1943, le régiment Nordland de la SS-Wiking est donc séparé de celle-ci afin de former une nouvelle division ,dont les effectifs sont ensuite complétés par les survivants des légions Norwegen et Danmark, désormais démantelées.

Engagée pour la première fois en Croatie, cette nouvelle division Nordland se retrouve ensuite en Estonie, en Lettonie, puis sur l’Oder.

Lors de l’ultime offensive soviétique, les derniers survivants de la Nordland échouent finalement à Berlin où, en compagnie de leurs camarades de la SS-Charlemagne, ils vont défendre avec acharnement les derniers mètres carrés du Reich de Mille Ans

(1) dans les faits, un certain nombre de Scandinaves resteront néanmoins au sein de la Wiking
(2) nous en reparlerons en étudiant le cas de la LVF française.

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