... avant le Jour J, la Luftwaffe fondait de gros espoirs sur ses Heinkel 177 "Greif", ou plus exactement sur les bombes planantes et missiles anti-navires dont ils étaient équipés, et qui avaient fait preuve de leur efficacité en Méditerranée (1)Le soir du 6 juin, le X Fliegerkorps lance donc une quarantaine de ces appareils contre la flotte alliée. Considérant l'immensité de la dite flotte, le succès paraît assuré. Mais du fait de la DCA, de la chasse de nuit alliée,... et des multiples systèmes de brouillage installés sur les navires eux-mêmes, aucun coup au but ne semble avoir été enregistré (2)
L'attaque menée le lendemain sur Sword Beach par une vingtaine de Focke-Wulf 190 du III / SG 4, déjà cruellement endeuillé la veille, n'est pas plus efficace : immédiatement pris à partie par la chasse alliée, les aviateurs allemands n'ont d'autre choix que de se débarrasser prématurément de leurs bombes bien avant d'arriver au but.
De tous les coins d'Europe, les renforts aériens ne cessent d'arriver, mais si la Luftwafffe remporte quelques succès, elle perd encore bien davantage d'appareils, que ce soit en l'air ou au sol. Le 16 juin, le III Kampfgeswader 100 (III / KG 100) de lutte anti-navires ne dispose plus que trois Dornier 217 sur treize. Quelques jours plus tard, une patrouille de Mustang américains se présente au dessus du terrain d'Alençon, et pulvérise quinze Focke-Wulf appartenant au II Jagdgeswader 1 (II / JG 1),... qui se retrouve totalement hors de combat.
Début juillet, ce ne sont plus les balles et les bombes alliées qui s'abattent sur la Luftwaffe, mais bien la pénurie d'essence. A nouveau faute de moyens de transport, le précieux carburant ne parvient plus aux unités, qui n'ont alors d'autre choix que de renvoyer tous leurs bombardiers - gros consommateurs d'essence - en Allemagne. Le 11 août, même les chasseurs reçoivent l'ordre de restreindre leurs sorties, et de ne plus s'engager que contre les bombardiers alliés
A cette date, la Luflotte 3 ne compte plus que 75 chasseurs,... qui doivent prendre l'air au milieu de milliers d'appareils alliés
(1) Saviez-vous que... 2007-08
(2) si ce n'est éventuellement sur le vieux cuirassé français Courbet... qui faisait partie des dizaines de navires que les Alliés avaient eux-mêmes déjà coulés devant Arromanches afin de servir de brise-lames pour le port artificiel !
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