mardi 24 juin 2008

1934 - cheveux au vent

... en Espagne, les biplans Fiat CR-32, bien que flambants neufs, s'époumonaient à poursuivre les monoplans I-16 et SB-2 des Républicains, à qui ils concédaient une centaine de kms/h.

Bien conscients du problème, Fiat et Macchi planchaient déjà sur leurs successeurs, obligatoirement monoplans, mais lorsque les G-50 et MC-200 apparurent pour la première fois, en 1937 (1), ils furent immédiatement rejetés par les pilotes italiens, qui réclamèrent le retour immédiat des ingénieurs à la planche à dessins et plus précisément à la formule biplan, que leur faible charge alaire rendaient plus maniables, plus
agréables à piloter, et plus faciles à poser !

Pour calmer les aviateurs italiens, Fiat et Macchi décidèrent alors de doter les G-50 et MC-200 d'une caractéristique bien propre aux biplans (2), à savoir un habitacle ouvert au vent.

La découpe de la verrière d'origine pénalisait naturellement l'aérodynamique de la cellule, et faisait perdre quelques précieux kms/h, mais rendait au moins aux valeureux pilotes italiens la sensation de piloter cheveux au vent, comme leurs glorieux aînés de la Première Guerre mondiale.

Assurément plus soucieux de froide efficacité guerrière que de puissantes sensations viriles, les alliés allemands, eux, ne voyaient guère d'inconvénients aux verrières fermées de leurs nouveaux Messerschmitt 109, dont quelques exemplaires furent également testés en Espagne.

Si le 109 manquait encore de puissance et de fiabilité, son potentiel de développement s'annonçait plus prometteur que celui des biplans, comme la suite des événements allait bientôt le démontrer...

(1) quelques exemplaires du G-50 purent être testés au combat, avant la fin du conflit espagnol
(2) à quelques exceptions-près, dont le Gloster Gladiator, dernier biplan de chasse britannique

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Hum, à quoi renvoient les (1) et (2)?
Je ne vois pas de notes en bas de post.

D'Iberville a dit...

C'est corrigé !