mardi 3 juin 2008

1913 - la dynamique de l'insuccès

... à Custoza, en 1866, les soldats italiens avaient été écrasés par les Autrichiens pourtant deux fois moins nombreux, mais l'armée italienne n'existant que depuis 5 ans, cette défaite pouvait aisément être attribuée au manque d'expérience.

En 1896, en Éthiopie, les militaires italiens n'avaient pas connu meilleur sort mais, ayant combattu en très nette infériorité numérique, et sur un terrain pour le moins peu favorable à une armée européenne, on n'en avait pas fait grand cas.

En Lybie, en 1911, sur un terrain il est vrai tout aussi défavorable, 100 000 soldats italiens avaient dû batailler pendant près d'un an pour se débarrasser de la présence des Ottomans pourtant en pleine décadence et dramatiquement sous-équipés.

De 1915 à 1918, les Italiens s'était épuisés dans une interminable succession de batailles de tranchées qui leur avaient coûté plus de 600 000 morts et près d'un million de blessés, mais après tout, dans des circonstances analogues, ni les Français ni les Britanniques n'avaient fait mieux.

Si les excuses étaient nombreuses et variées, le constat n'en était pas moins inquiétant et révélateur des faiblesses d'une armée italienne certes pléthorique mais manquant cruellement de moyens modernes pour ne pas parler de simple ardeur combative.

En nouveau César d'un futur empire italien, Mussolini entendait bien rompre avec cette dynamique de l'insuccès et propulser le Royaume d'Italie au rang de grande puissance militaire.

Encore fallait-il s'en donner les moyens...

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