... à aucun moment, la Luftwaffe ne fut en mesure d'influer sur le cours des événements en Normandie.Avec la réussite de celui-ci, Hitler et l'État-major de la la Wehrmacht virent s'envoler le dernier espoir de réussir le "grand coup", c-à-d de remporter la grande victoire tactique qui aurait - peut-être - contraint les Alliés à négocier une paix séparée.
Dans cette aventure, la Luftwaffe elle-même engloutit une bonne part de ses maigres réserves, pour des résultats insignifiants.
Fin septembre, la Luftflotte 3, dont les effectifs étaient déjà squelettiques avant même le débarquement, avait quasiment cessé d'exister, et le peu qui en restait fut versé à la Luftflotte Reich, plus spécialement dédiée à la défense du territoire allemand contre les raids des bombardiers anglo-américains.
Mais le plus grave, pour la Luftwaffe, ne fut pas tant la perte - immédiate - de centaines d'avions et de pilotes entraînés, mais bien celle - progressive - du réseau de radars d'alerte, patiemment mis sur pieds sur des centaines de kilomètres de côtes.
Inexorablement, ces stations durent être abandonnées les unes après les autres, du fait de la progression alliée.
Capables de détecter l'arrivée des bombardiers anglo-américains bien avant qu'ils ne survolent l'Allemagne, ces stations étaient indispensables à la défense du Reich
Sans elles, le délai d'alerte, autrefois de plusieurs heures, finit par se réduire à quelques minutes, ce qui ne laissait plus le temps d'organiser et de coordonner une défense antiaérienne efficace.
Les chasseurs allemands seraient plus que jamais livrés à eux-mêmes, et contraints de gaspiller en pure perte une essence de plus en plus rare...
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