lundi 8 mai 2006

1156 - Clipper s'en va-t-en guerre

... avant-guerre, les grands "clippers" Sikorsky et Martin étaient déjà considérés par leurs opérateurs comme les hydravions de transport civil les plus performants et les plus rentables au monde.

C'était l'âge d'or des hydravions, les seules machines volantes qu'on pensait capables d'assurer un service transocéanique avec un haut degré de sécurité, puisque toujours à même de se poser en mer en cas d'avarie ou de panne de moteurs.

Mais pour ses liaisons transatlantiques et transpacifiques, Pan-Am voulait encore plus gros et demanda donc à Boeing de lui construire les plus gros hydravions du monde.

Véritables merveilles volantes, et aboutissement ultimes des hydravions à coque, les "Flying Clipper" Boeing 314 eurent à peine le temps d'entrer en service sur la ligne New-York-Southampton que déjà la guerre les contraignit à rentrer aux États-Unis. Trois d'entre-eux furent ensuite cédés à la BOAC britannique, qui s'en servit pour transporter régulièrement des passagers de marque - dont Winston Churchill - entre l'Angleterre et les États-Unis. Les autres furent réquisitionnés par la Navy et l'USAAF américaines.

Ils firent la guerre à leur manière, discrète et toujours dans l'ombre, transportant fidèlement matériel et passagers aux quatre coins du monde, avant d'être finalement rendus à la vie civile

Mais cette guerre qu'ils contribuèrent à gagner causa également leur fin. Les progrès en aéronautique et en motorisation étaient devenus tels qu'ils condamnaient la formule-même de l'hydravion commercial. Ils furent bientôt remplacés par les grands quadrimoteurs terrestres - comme le DC-6 et le "Constellation" - retirés du service et envoyés à la ferraille...

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