mardi 7 juin 2005

821 - les cinglés du 38ème parallele

... les ponts sur le Yalu, qui marque la frontière entre la Chine et la Corée, permettent à la Chine d'envoyer matériel et "volontaires" en Corée du Nord.

McArthur le sait, qui réclame en vain, et depuis des semaines, l'autorisation de bombarder les ponts, et qui s'entend finalement répondre qu'il peut le faire... à la condition expresse de ne détruire que la partie sud (donc nord-coréenne), et pas la partie nord (donc chinoise) des dits ponts (!)

Ce n'est qu'un parmi les nombreux épisodes qui vont opposer le flamboyant général au très terne Harry Truman, Président des États-Unis, et qui se termineront par le limogeage du premier, le 11 avril 1951.

Car si Truman veut bel et bien en découdre avec le communisme, il ne veut pourtant pas d'une guerre avec la Chine, qui pourrait se transformer en guerre mondiale. Il ne veut pas non plus rééditer son geste de 1945, lorsqu'il entra dans l'Histoire comme le premier homme ayant ordonné l'utilisation de la bombe atomique. Et il en est d'autant moins question que les Russes disposent eux-mêmes de cette arme depuis août 1949, et risquent fort de s'en servir contre les Américains engagés en Corée.

Du coup, voilà les B29 contraints de prolonger leur service actif en Corée, en larguant des bombes conventionnelles sur un pays non seulement presque totalement dépourvu d'industries, mais de surcroît sauvagement dictatorial et généreusement ravitaillé en armes et munitions par un pays - la Chine - qu'il est interdit de bombarder (!)

Aucun commentaire: