
... à l'été 1941, l'aéronavale japonaise avait été la première du monde, avec ses dix porte-avions (contre seulement huit aux États-Unis). Mais à l'été 1944, elle n'était plus que l'ombre d'elle-même, et du gouffre qui allait bientôt l'engloutir.
Si son industrie parvenait encore tant bien que mal à produire des avions, elle n'avait pas les moyens de construire les portes-avions que l'Amérique, elle, fabriquait à toute vitesse.
Ainsi, à la capitulation du Japon, les chantiers navals américains étaient parvenus à construire plus d'une centaine de porte-avions de toutes tailles. Dans le même temps, les chantiers navals japonais en avaient péniblement fabriqué treize...
Encore la plupart de ceux-ci avaient-ils été envoyés par le fond, parfois quelques jours à peine après leur lancement. Ainsi, en août 1945, sur les 23 porte-avions mis en service par la marine japonaise, seuls quatre étaient encore à flots,... réduits à l'état de navires-fantômes, sans un seul avion à leur bord.
Déjà surclassés en performances pures, les avions japonais étaient désormais confiés à des jeunes-gens de plus en plus inexpérimentés, qui succombaient en masse face à leurs adversaires américains, lesquels, non contents d'être plus nombreux dans le ciel, disposaient quant à eux de tous les moyens - et en particulier du pétrole - pour s'entraîner à domicile aussi longtemps que nécessaire.
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