samedi 18 décembre 2004

650 - un univers en expansion

... dès le début des années 1920, les Japonais s'étaient engagés dans une politique expansionniste en Asie. En 1931, ils avaient envahi la Mandchourie, y créant le "Mandchoukouo" qu'ils placèrent officiellement sous l'autorité de Pu-Yi, dernier empereur mandchou, afin de lui donner un semblant de légitimité.

Volant de victoires en victoires, ils s'étaient ensuite emparés de Shanghai, de Canton, et de Nankin où, en 1937, ils massacrèrent près de 300.000 personnes dans ce qui constitua l'une des plus grandes atrocités d'un siècle qui n'en fut pourtant pas avare

Cette avancée en Chine fut également l'occasion d'un conflit territorial entre le Japon et l'URSS

Le 11 mai 1939, débuta "l'incident du Nomohan". A la frontière séparant la Mongolie extérieure de l'État fantoche du Mandchoukouo, les troupes nippones se heurtèrent aux soviétiques. Les affrontements, sporadiques mais violents, durèrent quatre mois. Si l'aviation japonaise resta maîtresse du ciel, les blindés de Staline firent toute la différence au sol, écrasant les forces japonaises, et les contraignant à signer la paix le 16 septembre 1939.

Toute nouvelle expansion vers le Nord était désormais exclue. Pire encore : début 1940, les forces japonaises commencèrent bel et bien à s'embourber en Chine, davantage victimes de l'immensité de ce pays et de l'incroyable fourmillement de ses habitants, plutôt que de la résistance fort peu acharnée des troupes du généralissime Chiang Kai Chek

Un brin mégalomane, et volontiers paranoïaque, celui-ci préférait en effet lutter contre les communistes de Mao que contre l'envahisseur japonais. De lui, le général américain Stillwell dira un jour qu'il avait "un très petit cerveau", n'hésitant d'ailleurs pas, en privé, à le surnommer "peanuts", et regrettant jusqu'au bout le déplorable manque de combativité des troupes chinoises, qui contrastait singulièrement avec les humeurs de Madame Chiang, quant à elle surnommée "Dragon Lady"...

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