... à la fin des années 1930, les ingénieurs britanniques de chez Short, confrontés au problème du vol transatlantique, eurent recours à la formule de "l'avion composite" (ou "gigogne").Le Short Mayo se composait d'un gros hydravion sur le dos duquel on en installait un plus petit. L'ensemble décollait sur les seuls moteurs du gros hydravion qui, parvenu à la limite de son rayon d'action, rebroussait chemin après avoir largué le petit, lequel continuait alors sa route sur ses propres moteurs. Cette solution, au demeurant fort coûteuse, n'était évidemment qu'un pis-aller, mais avait au moins le mérite d'accroître considérablement la distance franchissable sans escale.
A la fin de la guerre, ne disposant toujours d'aucun bombardier lourd, les ingénieurs allemands reprirent l'idée à leur compte, mais en inversèrent les termes. Le "Mistel" était composé d'un petit chasseur monomoteur (Messerschnmitt 109 ou Focke-Wulf 190) que l'on installait sur le dos d'un bombardier Junkers 88 périmé, vidé de ses équipements mais bourré d'explosifs (4 à 5 tonnes)
Le pilote prenait place dans le chasseur, assurait le décollage et le pilotage de l'ensemble. Parvenu à proximité immédiate de la cible, le chasseur se détachait du bombardier, qui continuait seul sur sa trajectoire et percutait la cible quelques secondes plus tard.
Plusieurs centaines de Mistel furent construits, avec de très médiocres résultats. En fait, bien trop vulnérables, la majorité d'entre eux furent tout simplement abattus avant d'atteindre leur objectif...
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