... à côté des "armes-miracles" trop en avance sur la technologie de leur époque, il en était d'autres, encore plus extravagantes, qui relevaient carrément de la folie furieuse.S'ils n'allèrent pas, à la différence de leurs alliés japonais, jusqu'à réaliser des armes authentiquement suicides - culture occidentale oblige - les ingénieurs allemands n'en conçurent pas moins des engins dont on peut fortement douter que leurs utilisateurs y auraient survécu s'ils s'étaient hasardé à les utiliser.
Ardemment défendue par Hanna Reitsch, la solution du V1 piloté fut rapidement écartée parce qu'authentiquement suicidaire. En revanche, le Bachem Natter, sorte de fusée humaine que le pilote était censé abandonner en parachute après le vol, fut construit à quelques exemplaires dont aucun ne connut jamais l'épreuve du feu, pour le grand bien de leurs pilotes potentiels.
Il en alla de même pour le "Linse", une petite vedette rapide bourrée d'explosifs - les Islamistes d'aujourd'hui n'ont rien inventé, que son pilote devait précipiter sur les navires alliés et évacuer quelques secondes avant l'impact... en espérant être repêché plus tard.
Lorsqu'on se rendit compte que cette vedette, bien que rapide, ne l'était pas assez pour espérer échapper à l'artillerie des navires visés, on décida de remplacer son classique moteur hors-bord par... un réacteur d'avion, et plus précisément par le même pulsoréacteur que celui qui propulsait les fusées V1 (!)
Ainsi gréé et rebaptisé "Tornado", l'engin - qu'on n'osait plus appeler "bateau" - était donné pour 100 kms/h,... mais aurait plus que probablement condamné son pilote à la mort s'il avait tenté de s'en extraire à pleine vitesse.
De toute manière, la pénurie de pulsoréacteurs Argus - réservés exclusivement aux fusées V1 - empêcha le projet de parvenir à son terme, là encore au plus grand bénéfice de ses éventuels utilisateurs...
1 commentaire:
Avec les bateaux à réaction , il n'y a même pas besoin de tirer dessus pour tuer le pilote.
Les hautes vitesses sur l'eau exigent des plans d'eau parfaitement calmes, lisses comme des miroirs (autant dire une utopie en conditions de guerre réelles).Avec le moindre clapot c'est le marsouinage, la cabriole et le décès assuré du pilote, du moins avant l'obligation d'équipement avec des cockpits pressurisés, ceintures de sécurité, airbags...etc .
Pour preuve les décès de nombreux coureurs motonautiques dans les années 50 et 60 dont John Cobb et donald Campbell qui tentaient des records de vitesse à plus de 300km/h avec des engins équipés de réacteurs d'avion de chasse.
Autre danger: être éventré par l'onde de choc (l'eau est incompressible) si par hasard le bateau missile frappait sa cible.
Les canots d'assaut italiens avaient été équipés d'un siège éjectable à ressort que le pilote actionnait un peu avant le choc, et il se retrouvait sur un petit bout de radeau qui lui épargnait(en principe) de mourir comme un poisson dans une pêche à la dynamite (et ça marchait, apparamment, puisque les hommes qui avaient attaqué et coulé le croiseur York en Méditerranée avaient tous survécu.)
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