... "nous allons gagner la guerre parce que nous DEVONS gagner la guerre !" avait martelé Hermann Goering à Gunther Rall, venu chercher sa Croix de Chevalier, après sa 250ème victoire en combat aérien.Mais en ce mois de janvier 1944, même la méthode Coué ne suffisait plus à compenser l'infériorité quantitative, et souvent qualitative, des armées allemandes, qui reculaient sur tous les fronts.
Depuis de longs mois, et particulièrement depuis Stalingrad, Adolf Hitler était donc à la recherche de "l'arme miracle", de celle qui parviendrait à renverser la tendance et à sortir l'Allemagne de la spirale de la défaite.
Et comme l'enthousiasme hitlérien n'avait d'égal que son mépris des contraintes techniques ou opérationnelles, ingénieurs et techniciens rivalisaient d'efforts et d'audace pour parvenir à réaliser la dernière lubie du Führer, qui malheureusement en changeait souvent.
Il en résulta une gigantesque pagaille, où les projets les plus farfelus supplantaient fréquemment d'autres, plus réalistes mais qui n'avaient pas su éveiller les rêves hitlériens.
Ainsi naquirent, entre autres, un char d'assaut de 180 tonnes (le Maus de Ferdinand Porsche), un canon de 100 mètres de long capable de tirer à plus de 150 kilomètres (le HDP ou V3), un planeur-fusée volant à 900 kms/h (le Messerschmitt 163), un sous-marin plus rapide en plongée que les escorteurs alliés en surface (le type XVII), un bombardier transatlantique conçu pour bombarder New-York et en revenir (le Junkers 390), autant de chimères dépassant de très loin les possibilités techniques de leur époque et qui, construits à quelques exemplaires seulement, ne répondirent jamais ni aux attentes de leurs concepteurs ni aux moyens investis.
D'autres, encore plus irréalistes, relevaient carrément de la folie furieuse...
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