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| Le Dunkerque français : tout à l'avant, (presque) rien à l'arrière |
... Brest, 24 décembre 1932
Dans quelques années, la réalité de la guerre aura rattrapé les Panzerschiffe, et fait voler en éclats bien des mythes liés à leur conception, mais dans l’immédiat, la simple apparition du Deutschland soulève tant d’inquiétudes en France, que le Parlement s’empresse d’autoriser, début 1932, la construction d’une réplique, ou plus exactement, de deux nouveaux navires de ligne, les futurs Dunkerque et Strasbourg, spécialement conçus pour contrer cette menace.
En toute logique, les dites répliques devront naturellement bénéficier d’un armement, d’une vitesse et d’un blindage supérieurs à celui du, et bientôt des, cuirassés de poche allemands, et de fait celles-ci vont disposer de huit pièces de 330mm et seize de 130mm à double usage (anti-navire et anti-aérien), d’une puissance motrice de quelque 100 000 CV (donc double de celle du Deutschland) permettant une vitesse d’environ 30 nœuds, et d’un blindage supérieur à celui du rival allemand.
L’agencement de l’armement est pour le moins particulier : pour gagner du poids, qui s’élève tout de même à plus de 26 000 tonnes (soit là encore le double du Deutschland), les architectes français ont effet décidé d’installer les huit canons de 330mm en seulement deux tourelles quadruples, mais aussi et surtout de positionner celles-ci exclusivement à l’avant, ce qui, par voie de conséquence, déporte la quasi-totalité de l’armement secondaire (trois tourelles quadruples de 130mm) à l’arrière, une autre tourelle double de 130mm étant installée sur chaque flanc, à mi-longueur du navire.
Cette formule, fortement inspirée par les Nelson et Rodney britanniques, mis en service cinq ans plus tôt, va conférer aux deux navires une allure très inhabituelle… et générer au moins autant de détracteurs que de partisans !
Difficultés techniques, tergiversations politiques, mais aussi restrictions budgétaires obligent, le Dunkerque, mis sur cale le 24 décembre 1932, n’entrera toutefois pas en service avant 1937, tandis que son jumeau Strasbourg devra carrément attendre le printemps de 1939.
Sur le papier, ces deux navires sont supérieurs en tout point aux Panzerschiffe allemands,… qu’ils n’auront pourtant jamais à affronter en mer,... et d’autant moins que la Kriegsmarine, après en avoir déjà lancé trois, et prévu d’en construire trois autres, va bientôt se décider à voir plus grand...
Dans quelques années, la réalité de la guerre aura rattrapé les Panzerschiffe, et fait voler en éclats bien des mythes liés à leur conception, mais dans l’immédiat, la simple apparition du Deutschland soulève tant d’inquiétudes en France, que le Parlement s’empresse d’autoriser, début 1932, la construction d’une réplique, ou plus exactement, de deux nouveaux navires de ligne, les futurs Dunkerque et Strasbourg, spécialement conçus pour contrer cette menace.
En toute logique, les dites répliques devront naturellement bénéficier d’un armement, d’une vitesse et d’un blindage supérieurs à celui du, et bientôt des, cuirassés de poche allemands, et de fait celles-ci vont disposer de huit pièces de 330mm et seize de 130mm à double usage (anti-navire et anti-aérien), d’une puissance motrice de quelque 100 000 CV (donc double de celle du Deutschland) permettant une vitesse d’environ 30 nœuds, et d’un blindage supérieur à celui du rival allemand.
L’agencement de l’armement est pour le moins particulier : pour gagner du poids, qui s’élève tout de même à plus de 26 000 tonnes (soit là encore le double du Deutschland), les architectes français ont effet décidé d’installer les huit canons de 330mm en seulement deux tourelles quadruples, mais aussi et surtout de positionner celles-ci exclusivement à l’avant, ce qui, par voie de conséquence, déporte la quasi-totalité de l’armement secondaire (trois tourelles quadruples de 130mm) à l’arrière, une autre tourelle double de 130mm étant installée sur chaque flanc, à mi-longueur du navire.
Cette formule, fortement inspirée par les Nelson et Rodney britanniques, mis en service cinq ans plus tôt, va conférer aux deux navires une allure très inhabituelle… et générer au moins autant de détracteurs que de partisans !
Difficultés techniques, tergiversations politiques, mais aussi restrictions budgétaires obligent, le Dunkerque, mis sur cale le 24 décembre 1932, n’entrera toutefois pas en service avant 1937, tandis que son jumeau Strasbourg devra carrément attendre le printemps de 1939.
Sur le papier, ces deux navires sont supérieurs en tout point aux Panzerschiffe allemands,… qu’ils n’auront pourtant jamais à affronter en mer,... et d’autant moins que la Kriegsmarine, après en avoir déjà lancé trois, et prévu d’en construire trois autres, va bientôt se décider à voir plus grand...

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