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| Le croiseur de bataille Repulse, seul, avec le Renown et le Hood, à pouvoir triompher du Deutschland |
Car sur le papier du moins, l’équation se tient et pourrait même s’avérer géniale : avec sa vitesse revendiquée de 29 nœuds, ce cuirassé de poche peut en effet échapper à tous les cuirassés britanniques, français, américains, japonais ou encore italiens du moment, et, avec ses gros canons de 280mm, qui portent à plus de 30 000 mètres (1), triompher ou du moins tenir à distance n’importe quel croiseur lourd ou léger (2) de ces mêmes nations.
Chez les Britanniques, seuls les trois croiseurs de bataille Renown, Repulse et Hood sont d’ailleurs en mesure de surclasser le Deutschland autant en vitesse qu’en puissance de feu et en blindage. Et non contents d’être déjà anciens - le plus jeune, le Hood, a été mis en service en 1920 - ceux-ci ne sauraient évidemment être sur les mers partout en même temps pour traquer et détruire ce nouveau corsaire.
Mais c’est chez les Français que l’émotion est cependant la plus considérable !
Car la Marine nationale, que beaucoup appellent encore "La Royale", ne possède dans son inventaire rien qui puisse rivaliser avec le cuirassé de poche allemand dans ces trois domaines du jeu !
Que celui-ci, et ses futurs "frères", viennent à s'en prendre aux lignes de communication de l'empire, et en particulier aux liaisons maritimes avec les colonies africaines, et c'est la catastrophe assurée !
Alors que faut-il faire,… si ce n’est lancer et mettre en service une réplique le plus rapidement possible...
(1) la portée réelle efficace des canons était cependant limitée autant par la visibilité que par l’état de la mer ou la qualité des télémètres optiques. En pratique, tout au long de la 2ème G.M. elle dépassa rarement 15 000 à 20 000 mètres.
(2) la qualification de "lourd" ou "léger" appliquée aux croiseurs fait en réalité référence au calibre de leurs canons : les croiseurs "lourds" disposant de canons d’un calibre maximal de 203mm (8 pouces) et les "légers" de 152mm (6 pouces),… même si le tonnage des premiers était en pratique presque toujours supérieur à celui des seconds.

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