Accouru à Spa, et soucieux d’éviter par dessus tout l’instauration d’un régime politique basé sur le modèle du communisme soviétique, le chef du Grand État-Major, presse alors le monarque d’abdiquer immédiatement.
Guillaume II refuse. Qu’importe : son cousin et Chancelier du Reich, le prince Maximilien de Bade, celui-là même à qui Guillaume II a demandé de négocier un Armistice avec les Alliés, prend les devants et, dans un communiqué officiel, proclame que l’Empereur a bel et bien abdiqué !
On n’est jamais trahi que par les siens.
A 14h00, le Kaiser, contraint et forcé par les événements, se résigne néanmoins à signer l’acte d’abdication.
Craignant d’être jugé par les Alliés après l’Armistice mais surtout, et à juste titre, d’être exécuté par les révolutionnaires, tel son cousin "Nicky" (1), s’il s’en retourne à Berlin, Guillaume II s’exile aussitôt au Royaume de Hollande, qui l’hébergera jusqu’à sa mort, en juin 1941
Le surlendemain, 11 novembre, dans la forêt de Compiègne, et dans un des wagons du train personnel du maréchal Foch, les négociateurs allemands, eux aussi contraints et forcés par les événements, acceptent quant à eux de signer l’Armistice, qui prend effet à 11h00 sur l'ensemble du Front.
La Première Guerre mondiale est officiellement terminée, mais de nombreux points restent encore à régler...
... et notamment le sort des navires de guerre de la Hochseeflotte...
(1) le 17 juillet 1918, le Tsar déchu Nicolas II avait été sommairement exécuté avec toute sa famille dans la cave de la Maison Ipatiev, à Ekaterinbourg

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