dimanche 19 avril 2026

9245 - un quelque chose qui cloche...

Le Princess Royal, en achèvement en 1912 avec, à sa droite, le futur Kongo japonais

... non, le Princess Royal n'a pas sauté : il a simplement été encadré par des gerbes d'eau d'obus tombées tout prêt !

Mais il y a effectivement "quelque chose qui cloche" avec les croiseurs de bataille, et plus particulièrement avec les croiseurs de bataille anglais.

Ce "quelque chose", c'est le manque de blindage, particulièrement au niveau des fûts de tourelles, qui ne permet pas à ces navires ayant la vitesse d'un croiseur et la puissance de feu d'un cuirassé de soutenir durablement le tir d'obus de gros calibre.

L'idéal, au fond, serait de posséder des cuirassés... rapides, ce que le Warspite et ses jumeaux préfigurent déjà à leur manière, et ce que les Iowa américains - plus rapides cuirassés jamais construits - incarneront à merveille lors de la guerre suivante

En attendant, il faut bien faire avec ce que l'on a, c-à-d avec les quatre croiseurs de bataille survivants - et déjà passablement malmenés - et les quatre super-dreadnought d'Evan Thomas qui sont certes les plus cuirassés du monde, mais dont les obus sont défectueux !

Reste que malgré la tragique disparition de deux de ses croiseurs de bataille, dont l'un très récent (1), Beatty combat toujours à huit contre cinq, avec l'avantage de canons de bien plus gros calibre, et contre un adversaire qui jusqu'ici a certes parfaitement tenu son rôle d'appât, mais qui commence tout de même à fatiguer et à accuser les coups,... et qui se trouve donc fort aise d’apercevoir enfin, vers 16h30, les premières mâtures des cuirassés de Scheer...

(1) dernier croiseur de bataille construit pour la Royal Navy avant la 1ère G.M., le Queen Mary avait été mis en service à l'automne 1913

Aucun commentaire: