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| L'East Indies Fleet - ici l'Empress en novembre 1945 - faire mieux qu'attendu... |
Car après le départ pour le Pacifique de la plupart et de ses meilleures unités, ce qui restait de l’Eastern Fleet demeura dans l’Océan Indien, et à Ceylan, sous le nouveau nom d’East Indies Fleet.
Contrairement à sa "grande soeur" British Pacific Fleet, l’East Indies Fleet ne possédait pas de cuirassés modernes en dehors du français Richelieu, ni même de véritables porte-avions, et se contentait de ce qu’on voulait bien lui laisser, et en particulier de plusieurs petits et fort lents porte-avions d’escorte à présent libérés de toute mission dans l’Atlantique, l’Arctique ou la Méditerranée.
Ce n’était certes pas grand-chose, mais c’était tout de même… infiniment plus que ce que possédait encore son ennemie, la Marine impériale japonaise, dans ce même Océan Indien !
Dans ces conditions, il était cependant tout aussi illusoire de rêver aux grands honneurs de la Presse et à de hauts faits d’armes : durant toute son existence, l’East Indies Fleet se contenta pour l’essentiel de patrouiller le long des côtes et de s’en prendre aux petits navires, qui n’étaient parfois que de simples jonques désarmées, s’efforçant tant que mal de ravitailler les garnisons japonaises présentes sur des îles isolées ou, au contraire, de les évacuer vers Sumatra ou Singapour
Pourtant, malgré son manque de moyens, et l’absence quasi-totale d’ennemi à affronter sur Mer ou dans les Airs, la petite East Indies Fleet connut son heure de gloire en mai 1945, lorsque plusieurs de ses destroyers réussirent à accrocher, et à couler, le croiseur lourd Haguro au cours d’une véritable bataille navale au canon et à la torpille, un honneur qui, malheureusement pour elle, échappa toujours à sa "grande soeur" du Pacifique…

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