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| La British Pacific Fleet : un coût finalement plus élevé pour la Grande-Bretagne que pour le Japon |
Ce n’est qu’après s’être remise en route, en juillet 1945, et sous le commandement de la 3ème Flotte de Halsey, que la British Pacific Fleet fut enfin autorisée à opérer directement aux côtés des Task Groups américains, et dans les mêmes missions qu’eux.
Mais à ce moment-là, la guerre contre le Japon vivait déjà sur ses derniers milles, et avait depuis longtemps été gagnée non par l’Aéronavale américaine ou britannique, mais bien par les sous-marins américains, qui avaient réussi à soumettre l’archipel nippon à un blocus total, et par les B-29 américains qui, jour après jour, incinéraient les villes nippones les unes après les autres et qui, au final, larguèrent les deux bombes atomiques qui convainquirent l’Empereur Hirohito à jeter l’éponge.
Au strict bilan comptable, c-à-d en ne considérant que le ratio coûts/bénéfices, on peut même considérer qu’en cinq mois d’opérations, mais aussi de périodes de repos, dans le Pacifique, la British Pacific Fleet a coûté bien plus cher à la Grande-Bretagne qu’au Japon !
Sans même parler du coût des accidents et combats eux-mêmes, avec par exemple les appareils, les bombes, les roquettes, les équipements et le carburant constamment à remplacer après chaque mission, le simple entretien, à des milliers de km de la métropole, d’une pareille flotte, avec ses porte-avions mais aussi ses cuirassés, ses croiseurs et ses nombreux destroyers d’accompagnement, représentait en effet un effort colossal et à vrai dire démesuré pour une Grande-Bretagne qui, depuis 1939, avait déjà tout sacrifié à la guerre…

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