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| La British Päcific Fleet : aucune Gloire à gagner, beaucoup de coups à prendre... |
Surtout, ces porte-avions, et leurs groupes aériens, ne disposaient d’aucun volant de réserve : lorsque, en mai 1945, la British Pacific Fleet, après seulement 62 jours de mer, se retrouva dans l’obligation de rentrer à Sydney pour se remettre en état et offrir un repos bien mérité à ses équipages, il n’existait aucune autre formation britannique en mesure de prendre sa relève alors que, côté américain, lorsqu’un Task Group de trois ou quatre porte-avions se retirait du théâtre des opérations, il était immanquablement remplacé par un autre Task Group de puissance semblable.
Pour ne rien arranger, aussi longtemps qu’elle demeura subordonnée à la 5ème Flotte de Spruance, la British Pacific Fleet ne fut jamais autorisée à évoluer directement aux côtés des Task Groups américains et à effectuer les mêmes missions qu’eux.
Au lieu de cela, elle fut constamment contrainte d’opérer en marge et en retrait de ces derniers, en particulier au-dessus des îles Sakishima, où elle bombardait jour après jour des terrains d’aviation que les Japonais, en gens obstinés et méthodiques, remettaient systématiquement en état nuit après nuit !
Il n’y avait là aucune Gloire à gagner, mais seulement des coups à prendre, et de fait à son retour à Sydney, la British Pacific Fleet avait perdu bien plus d’appareils qu’elle n’en avait détruit chez l’ennemi !
Et ces pertes étaient d’autant moins glorieuses qu’elles ne s’étaient pas produites lors d’héroïques combats aériens ou de non moins dangereux bombardements, mais bien à cause de vulgaires pannes mécaniques, d’accidents au décollage ou à l’appontage, ou alors du fait de l’un ou l’autre kamikaze qui avait réussi à s’écraser sur un pont certes blindé mais hélas occupé par de nombreux appareils prêts au décollage…

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