dimanche 28 décembre 2025

9133 - Grandeur et Déchéance...

Churchill, en 1951 : aussi diminué que la Grande-Bretagne...

… en 1940, la Grande-Bretagne était une puissance mondiale et un Empire sur lequel le ciel ne se couchait jamais.

En 1940, la Royal Navy était, bien qu'à égalité avec l’US Navy, la première Marine de Guerre du Monde

Mais en 1945, la Grande-Bretagne était déjà reléguée dans l’ombre des deux véritables "Grands" - les USA de Truman et l’URSS de Staline - et la Royal Navy n’était déjà plus que la parente pauvre de sa cousine américaine, chez qui elle était sans cesse contrainte de quémander des armes, des équipements et du carburant pour simplement lui permettre de continuer à opérer.

Et en 1950, la Grande-Bretagne, qui avait déjà perdu bon nombre de ses colonies, n’était plus qu’une puissance régionale ruinée, et la Royal Navy, qui s'était vue forcée d'envoyer à la casse une bonne partie de ses bâtiments, une Marine de second ordre.

En dix ans à peine, le soleil s’était bel et bien couché sur l’Empire, et la Royal Navy avait été la première non seulement à assister, mais aussi à participer au spectacle.

Un an plus tard, Winston Churchill, humilié aux élections de 1945 et contraint de quitter le Pouvoir au bénéfice de Clement Attlee, redevenait Premier Ministre au détriment de ce même Clement Attlee,... mais ne pouvait plus rien faire d’autre qu’acter une bonne fois pour toutes la déchéance et la chute vertigineuse autant que définitive de sa patrie ainsi que de cette Royal Navy dans laquelle il avait mis tant d’espoirs, en particulier dans le Pacifique, où il avait été jusqu'à créer de toutes pièces une British Pacific Fleet directement mise au service des Américains qui n'en voulaient pourtant pas et ne savaient pas quoi en faire...

1 commentaire:

Anonyme a dit...

Bonjour! bravo pour le blog. Les faiblesses de l'Empire britannique (montée des indépendantismes (soutenus en sous main par l'Allemagne qui aida Chandra Bose et le Mufti de Jérusalem ) étaient bien connues des allemands ... qui étaient tout à fait capables de s'acoquiner avec la fraction "collaborationniste" et "munichoise" du parti conservateur et des classes supérieures anglaises en leur proposant un "deal" : "Laissez nous les mains libres pour dominer toute l'Europe en envahissant la Russie et nous vous laisserons votre empire colonial"

Les milieux d'affaires anglais, anticommunistes et partisans de gouvernements à poigne en Europe n'auraient pas dit non (Cf l'aide britannique pour ramener Franco en Espagne alors qu'il était éloigné aux Canaries) à ce genre de deal , le roi Edouard VIII non plus ...et c'est précisément ce genre de deal que venait proposer Rudolf Hess quand il s'était envolé d'Allemagne avec un ME 110 pour se parachuter en Ecosse chez le duc de Hamilton.

Sauf que là la donne avait changé , les "war boys" , les bellicistes, étaient aux manettes, sous la férule de Churchill...qui du coup devenait fatalement celui qui gagna la guerre...en perdant l'Empire.

Quant à Rudolf Hess, il n'était probablement pas aussi fou qu'on a bien voulu le dire et le fait qu'on l'ait gardé à l'ombre de la prison de Spandau et au secret jusqu'à sa mort (un peu aidée peut être) est sans doute due à ce qu'il aurait pu dire et écrire de gênant sur une certaine diplomatie britannique s'il avait été , comme Albert Speer, libéré au bout d'un long temps de prison.