Entre les deux, et rien qu’en Asie du Sud-Est, on trouve l’Inde (arrachée aux Britanniques en 1947), la Birmanie et Ceylan (arrachées à ces mêmes Britanniques en 1948), l’Indonésie (arrachée aux Hollandais en 1949, après quatre ans de conflit), le Cambodge et le Laos (arrachés aux Français en 1954, dans la foulée de l’Indépendance et de la partition du Vietnam), la Malaisie (arrachée aux Britanniques en 1957) ou encore le Bornéo du Nord et le Sarawak (arrachés aux Britanniques en 1963) et finalement Singapour (aux Britanniques, en 1965) et Hong-Kong (aux Britanniques, en 1997)
Moins de vingt ans après la Capitulation japonaise, et si l’on exclut Hong-Kong, qui ne s’est de toute manière maintenue que par la volonté de la Chine elle-même, toutes ces Indépendances, obtenues tantôt par la négociation, tantôt par la force, ont radicalement changé la face du monde,… mais aussi donné un sérieux coup de pouce aux Indépendantistes du monde entier, particulièrement africains et nord-africains et également en lutte contre les puissances coloniales européennes qui, là non plus, ne seront jamais en mesure de s’opposer à un mouvement devenu planétaire et inexorable.
Instituée au lendemain de la 2ème G.M., l’Organisation des Nations Unies, qui ne comptait que 51 membres à sa création, en 1945, en dénombre aujourd’hui pas moins de... 193, pour la plupart issus de la décolonisation.
La Grande-Bretagne fut, sans surprise, la principale victime de ce phénomène : en 1940, on disait encore du Soleil qu’il ne se couchait jamais sur son vaste Empire, mais moins de dix ans plus tard, le crépuscule était bel et bien tombé sur celui-ci.
Ironiquement, et bien qu’ayant lui aussi perdu l’intégralité de ses colonies après 1945, le Japon, jusque-là ultra-militarisé et régulièrement en guerre, devint quant à lui le pays le plus stable et le plus paisible de toute l’Asie…

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