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| La voie arctique : le passage le plus direct et le plus rapide vers l'URSS |
... si la voie arctique ne représente qu'environ le quart de l'aide occidentale expédiée en URSS, et si elle fut - et de très loin ! - celle qui essuya le plus de pertes en chemin, soit environ 7%, on peut évidemment se demander pourquoi elle fut utilisée du début à la fin de la guerre à l'Est, soit du premier convoi Dervish du 21 août 1941 à l'ultime RA67 du 30 mai 1945.
Pour le comprendre, il faut réaliser que cette voie arctique était la plus courte et la plus directe au départ de l'Angleterre, mais qu'elle fut aussi, et pendant longtemps, la seule disponible.
Beaucoup plus long, donc plus lent, le corridor perse ne fut en effet réellement disponible qu'à la mi-1942 et, jusqu'au moins la mi-1943, imposa de surcroit un interminable contournement de toute l'Afrique.
La voie Pacifique déversait quant à elle ses approvisionnements dans l'extrême-orient russe, donc fort loin du théâtre des opérations et, du fait des accords de neutralité conclus entre l'URSS et le Japon, ne put longtemps s'effectuer que sur des cargos battant pavillon soviétique et menés par des équipages russes, ce qui, vu la faiblesse de la flotte de commerce russe, contraignit les États-Unis à céder à la Russie une grande quantité de cargos.
Pour le comprendre, il faut réaliser que cette voie arctique était la plus courte et la plus directe au départ de l'Angleterre, mais qu'elle fut aussi, et pendant longtemps, la seule disponible.
Beaucoup plus long, donc plus lent, le corridor perse ne fut en effet réellement disponible qu'à la mi-1942 et, jusqu'au moins la mi-1943, imposa de surcroit un interminable contournement de toute l'Afrique.
La voie Pacifique déversait quant à elle ses approvisionnements dans l'extrême-orient russe, donc fort loin du théâtre des opérations et, du fait des accords de neutralité conclus entre l'URSS et le Japon, ne put longtemps s'effectuer que sur des cargos battant pavillon soviétique et menés par des équipages russes, ce qui, vu la faiblesse de la flotte de commerce russe, contraignit les États-Unis à céder à la Russie une grande quantité de cargos.
Et en raison là encore des mêmes accords, les dits cargos ne pouvaient de toute manière transporter que des biens officiellement "non militaires", comme des matières premières, des camions, des locomotives ou encore de la nourriture.
Les tanks, canons ou avions, devaient quant à eux obligatoirement emprunter la voie arctique ou le corridor perse, ou alors, dans le cas des avions, être parfois convoyés jusqu'en Alaska par des pilotes américains et, de là redécoller vers la Sibérie par-dessus le Détroit de Béring avec des pilotes soviétiques à leur bord, ce qui impliquait une logistique extrêmement contraignante...

1 commentaire:
Un peu bizarre cette illustration, les bateaux sont bien peints en gris mais ils ont une dégaine de chalutiers usine des années 70 plutôt que de cargos des années 40...il y a un escorteur militaire, moins haut sur l'eau en 3° position en partant de l'arrière du convoi mais lui aussi est un brin anachronique (on le dirait aussi sorti de chantier dans les années 70...et le navire en queue de convoi semble bien avoir une hélisurface (sans hélico) sur sa plage arrière surélevée...ce qui bien sûr n'existait pas au temps du PQ17 , Sikorski, Bréguet-Dorand et Focke Achgelis en étaient encore aux prototypes pas très performants
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