| Batteries russes de Port-Arthur, en action contre la flotte japonaise. Illustration de 1904 |
… Port-Arthur, 8 février 1904
Il était inévitable que les ambitions dévorantes du Mikado et celles du Tsar finissent par se heurter de plein fouet sur les côtes chinoises.
Car la Russie, bloquée au nord-ouest par la Mer Baltique et la Prusse, et au sud-ouest par la Mer Noire et l’Empire ottoman, est depuis longtemps à la recherche d’un débouché maritime libre de glaces vers le Pacifique.
En 1860, cette recherche l’a conduite à arracher à la Chine la Mandchourie extérieure, avant d’en faire de même en 1900 pour l’ensemble de la Mandchourie
Mieux - ou pire - encore, grâce à l’intervention des Français et des Allemands, elle a également obtenu en 1895, la rétrocession par le Japon de la Péninsule du Liaodong, territoire chinois au sud de la Mandchourie, arraché par le Japon au terme de la Première guerre sino-japonaise.
L’occupation de la Mandchourie, l’achèvement du Chemin de fer transsibérien, le renforcement de la présence russe en Corée, ainsi que la création, par ces mêmes Russes, d’une puissante base navale fortifié, Port-Arthur (1), dans la Péninsule du Liaodong, constituent pour les Japonais autant de casus belli qui débouchent, le 8 février 1904, par l’attaque-surprise, et sans déclaration de guerre, de Port-Arthur, lequel se voit bientôt soumis à un blocus maritime, puis à un siège terrestre qui va durer six mois et provoquer la stupeur du monde entier…
(1) aujourd’hui Lüshunkou, République Populaire de Chine
Car la Russie, bloquée au nord-ouest par la Mer Baltique et la Prusse, et au sud-ouest par la Mer Noire et l’Empire ottoman, est depuis longtemps à la recherche d’un débouché maritime libre de glaces vers le Pacifique.
En 1860, cette recherche l’a conduite à arracher à la Chine la Mandchourie extérieure, avant d’en faire de même en 1900 pour l’ensemble de la Mandchourie
Mieux - ou pire - encore, grâce à l’intervention des Français et des Allemands, elle a également obtenu en 1895, la rétrocession par le Japon de la Péninsule du Liaodong, territoire chinois au sud de la Mandchourie, arraché par le Japon au terme de la Première guerre sino-japonaise.
L’occupation de la Mandchourie, l’achèvement du Chemin de fer transsibérien, le renforcement de la présence russe en Corée, ainsi que la création, par ces mêmes Russes, d’une puissante base navale fortifié, Port-Arthur (1), dans la Péninsule du Liaodong, constituent pour les Japonais autant de casus belli qui débouchent, le 8 février 1904, par l’attaque-surprise, et sans déclaration de guerre, de Port-Arthur, lequel se voit bientôt soumis à un blocus maritime, puis à un siège terrestre qui va durer six mois et provoquer la stupeur du monde entier…
(1) aujourd’hui Lüshunkou, République Populaire de Chine
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