samedi 20 février 2016

4743 - le retour à l'anonymat

Ernst Röhm, en 1923
... laissons à présent Adolf Hitler à sa prison, et à son écriture de Mein Kampf, et revenons à Heinrich Himmler, que nous avons laissé dans l'après-midi du 9 novembre 1923, au moment où lui-même et ses camarades étaient autorisés à quitter la Ludwigstrasse, et le quartier-général de la Reichswehr qu'ils assiégeaient depuis la veille.

Laissé libre comme l'air en raison de sa totale insignifiance, Himmler n'a à présent d'autre choix que de s'en retourner au domicile de ses parents,... et à un anonymat dont on sait hélas peu de choses

A la mi-février, on le voit pourtant rendre une visite amicale à son chef, Ernst Röhm, emprisonné à la prison de Stadelheim dans l'attente de son jugement.

Dans le même temps, il commence à militer au sein du NSDAP désormais interdit, jouant notamment l'agitateur en Basse-Bavière, un rôle certes modeste mais qui témoigne tout de même de son extrême fidélité à un mouvement auquel plus personne ne prédit pourtant le moindre avenir,... et d'autant moins qu'Hitler l'a fort imprudemment confié en son absence aux mains d'Alfred Rosenberg, pseudo-intellectuel friand de mysticisme - il est membre de l'Ordre de Thulé (1) -  mais très mauvais organisateur et assurément incapable - n'est pas Hitler qui veut - de maintenir l'unité des rangs par la seule puissance de sa personne ou de son verbe

Cette c'est cette fidélité indéfectible, à laquelle Hitler est très attaché, qui va remarquablement bien servir Himmler dans les années à venir...

(1) La Thule-Gesellschaft (Société ou Ordre de Thule) était convaincue de l’existence d’une race humaine supérieure - les Aryens - qui auraient vu le jour dans un hypothétique continent nordique - l’Hyperborée - depuis longtemps disparu.

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