vendredi 27 mars 2015

4403 - victorieux... même par-delà la mort

… en juin 1989, l’épave du Bismarck fut découverte par 4 800 mètres de fond, et à environ 800 kms de Brest, par le célèbre Robert D. Ballard, qui avait déjà retrouvé celle du Titanic quatre ans plus tôt.

Dans les années suivantes, plusieurs expéditions, dont une menée par le non moins célèbre réalisateur hollywoodien James Cameron — également auteur d’un film, désormais mythique, sur ce même Titanic (!) — permirent d’en savoir un peu plus sur les derniers instants du monstre, et accréditèrent en particulier l’hypothèse allemande du sabordage, encore que ce dernier point - bien que finalement de peu d'importance - demeure controversé.

A l’exception des quatre tourelles principales (qui se détachèrent de leur logement au moment du chavirage), de la poupe et d’une bonne partie des superstructures (arrachées par la pression de l’eau lors de la chute du navire vers le fond), l’épave du Bismarck est dans un état de conservation étonnant, et pourra encore témoigner pendant plusieurs siècles de la vanité et de la folie des hommes.

On ne peut hélas en dire autant de sa victime : retrouvé en juillet 2001 à environ 400 kms de Reykjavik, le croiseur de bataille Hood n’est en effet plus qu’une succession de débris difficilement identifiables et éparpillés sur plusieurs kilomètres carrés.

Même dans la mort, le Bismarck demeure victorieux…

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