Pour lutter contre les raiders allemands, la Royal Navy, mais aussi la Marine Nationale française, bat à présent le rappel de tous les navires de guerre disponibles.
Après avoir quitté la Méditerranée fin octobre, le Warspite rallie donc Halifax (Canada), d'où il repart le 18 novembre comme chien de garde du convoi HX-9 à destination de l'Angleterre.
Mais le 23, en patrouille près des îles Feroé, le Rawalpindi, un ancien paquebot de la P&O transformé en croiseur auxiliaire, couvre soudain l'éther de messages de détresse après avoir aperçu les croiseurs de bataille allemands Scharnhorst et Gneisenau.
Dans tout l'Atlantique, c'est aussitôt le branle-bas-de-combat : abandonnant le convoi dont il a la charge, le Warspite se précipite lui aussi vers le Détroit du Danemark de toute la puissance de ses machines.
Trop tard : après avoir écrasé le malheureux Rawalpindi sous leurs obus de 280mm, les deux croiseurs de bataille allemands sont déjà occupés à battre en retraite vers le port de Wilhemshaven qu'ils avaient quitté à peine 48 heures auparavant (1)
Côté britannique, l'affaire, qui se solde par la perte d'un croiseur auxiliaire et de plus de 200 hommes, fait naturellement grand bruit mais démontre également la complète inadéquation de la plupart des grands navires de ligne de la Navy - donc le Warspite - à cette nouvelle "guerre de course" dans laquelle s'est engagée la Kriegsmarine allemande...
(1) Saviez-vous que... 3577-3578

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