lundi 25 février 2013

3643 - la tentative de trop

... mais en définitive, la plus grosse erreur de Bey, celle qui lui fut véritablement fatale, est d’être revenu à la charge vers midi, le 26 décembre, alors que, trois heures auparavant, il avait pourtant rencontré non pas le convoi prévu mais bien trois croiseurs britanniques à ce point décidés à en découdre qu’ils l’avaient contraint à battre en retraite.

Dans l’aventure, le Scharnhorst avait par ailleurs perdu son radar de tir principal, lequel était irréparable sur place, ce qui condamnait donc les pointeurs allemands à ne plus tirer qu’à vue... dans une pénombre quasi-totale !

Dans les conditions de mer et de visibilité du moment, cela revenait à dire que le Scharnhorst n’était tout simplement plus opérationnel en tant qu’arme et devait donc retourner dans l’Altenfjord d’autant plus vite que les croiseurs britanniques avaient forcément appelé l’un ou l’autre cuirassé à la rescousse, et que celui-ci, voire ceux-ci, étai(en)t peut-être déjà en route et occupé(s) à lui couper la retraite.

En appareillant le jour précédent, Bey avait certes reçu pour instruction de se montrer "agressif", mais l’agressivité n’a jamais été synonyme d’inconscience, et en repartant à l’attaque, Bey agissait bel et bien avec une inconscience suicidaire car à la deuxième tentative, ce furent une fois de plus les trois croiseurs britanniques, et non pas les cargos du JW-55B, qui se présentèrent sur la route du Scharnhorst...

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