... mais moins encore qu'en 1942 et 1943, personne ne songe sérieusement à rapatrier le Tirpitz en Allemagne : vite repéré et pris à partie par toute l'Aviation et la Marine britannique, le grand cuirassé serait sans aucun doute coulé lors du trajet et bien avant d'apercevoir une quelconque cale sèche allemande, dans laquelle sa sécurité serait au demeurant encore moins bien assurée que dans son fjord norvégien !Et à supposer-même que, par miracle, il puisse quand même y arriver, et que, par un autre miracle, on parvienne à l'y protéger contre les bombardiers anglais, à quoi bon mobiliser, pendant près d'un an, d'énormes ressources matérielles et humaines pour réparer une arme qui - et c'est un euphémisme ! - n'a jamais fait la preuve d'une grande utilité militaire ?
A l'heure où les armées occidentales et soviétiques sont désormais aux portes-mêmes du Reich, le dit Reich a assurément bien d'autres préoccupations... et d'autres priorités.
Alors, et histoire de continuer malgré tout à immobiliser de gros moyens britannique, on va se contenter de dissimuler autant que possible l'étendue exacte des dégâts, notamment grâce à une large toile de camouflage tendue sur l'étrave.
On va aussi, et surtout, entreprendre quelques réparations de fortune, qui permettront au moins au monstre de sortir de son fjord non pas pour rallier l'Allemagne, mais tout simplement Tromso, à quelque 300 kms plus au Sud...
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