jeudi 19 novembre 2009

2447 - le coup des Sudètes

... Galvanisé par son facile succès autrichien, Hitler rêve à présent d’en faire de même avec les Sudètes et sa population germanophone qui, il faut bien le dire, ne demande que cela.

Certains, à commencer par Konrad Henlein (1), chef du Sudetendeutsche Partei ("parti allemand des Sudètes") s’y préparent même depuis des années,… sous le couvert d’"associations sportives" là encore calquées sur le modèle de la SA ou de la SS… et largement entraînées ou financées par elles.

Tout au long des années 1930, ceux-là multiplient les bagarres avec les communistes, les socio-démocrates... ou les forces de sécurité tchécoslovaques, ce qui transforme rapidement les Sudètes en territoire sinon autonome, du moins ingérable.

L’annexion de l’Autriche au Reich, en mars 1938, donne le signal du sprint final. Fin septembre, Hitler exige en effet rien moins que l’annexion de ce territoire, ce que la France et la Grande-Bretagne lui concèdent, au terme des Accords de Münich, censés garantir la Paix en Europe "pour une génération".

Lâchés par leurs alliés, les Tchécoslovaques n’ont d’autre choix que de s’incliner.

Le 21 octobre, les quelque trois millions d’habitants des Sudètes deviennent à leur tour, et toujours dans l’allégresse générale, des citoyens du Grand Reich allemand qui, en un peu plus de six mois, vient donc de s’enrichir de 10 millions d’habitants... bien entendu soumis eux aussi à la conscription.

Mieux encore : comme c’était déjà le cas en Autriche, l’adhésion de ces "nouveaux Allemands" au national-socialisme, et à la personne du Führer, dépasse, et parfois considérablement, celle des Allemands du Reich eux-mêmes.

Tout bénéfice donc pour Hitler, mais aussi la Wehrmacht et la Waffen-SS, qui mettent ainsi la main sur un "réservoir humain" considérable et de nature à leur permettre d’envisager l’avenir avec optimisme

Un avenir qui passe par d’autres Volksdeutsche, établis dans une petite ville connue sous le nom de Dantzig

(1) nommé Gauleiter des Sudètes en récompense de ses services, Konrad Henlein fut également promu général de la SS. Il se suicida en mai 1945

1 commentaire:

omen999 a dit...

et à la gauche de Chamberlain, Franz von Papen
on peut dire qu'il était bien entouré...