dimanche 8 novembre 2009

2436 - les travailleurs d'abord...

... avec pareille idéologie raciale, et une démographie vigoureuse, l'Allemagne nazie n'a nul besoin d'un apport de combattants étrangers.

De fait, de la remilitarisation de la Rhénanie (mars 1936) à la Campagne de France (mai-juin 1940), les armées allemandes volent de succès en triomphes, et sinon avec aisance, du moins avec un minimum de pertes dans leur rangs ce qui, par voie de conséquence, ne peut que renforcer les Allemands dans leur propre credo suprémaciste : pourquoi s'encombrer de Métèques racialement inférieurs lorsqu'on est en mesure, uniquement entre Allemands, de conquérir l'Europe et de satisfaire les vastes desseins du Führer adulé ?

Mais comme les desseins d'Hitler - qui brûle à présent d'envahir l'URSS en attendant d'en faire un jour de même avec l'Inde ! - comme ses desseins s'avèrent décidément sans borne, le Reich commence tout de même à manquer de bras pour remplacer, dans les champs et les usines, ceux qui, après avoir salué dans les stades, ont ensuite été appelés à servir sous les drapeaux, sans que l'on sache quand ils pourraient rentrer dans leurs foyers.

Comme l'idéologie nazie considère également que le rôle des femmes allemandes est de tenir la maison, afin de mettre au monde et d'élever des ribambelles de bons et futurs Aryens, la seule manière de continuer à rentrer les récoltes dans les fermes, et à sortir les tanks des usines, est donc de faire appel à de la main d'oeuvre étrangère plus ou moins volontaire (et bientôt carrément forcée et concentrationnaire)

Prisonniers de guerre d'un côté, civils des pays conquis de l'autre, des milliers, des dizaines de milliers, et finalement des millions d'étrangers vont donc se mettre au service du Moloch allemand.

Jusqu'à la chute finale du Troisième Reich, Fritz Sauckel, nommé en mars 1942 responsable plénipotentiaire de la main d'oeuvre, va ainsi recruter plus de cinq millions de travailleurs à travers toute l'Europe occupée.

Des travailleurs dont il reconnaîtra lui-même, lors de son procès à Nuremberg, que seuls deux-cents-cinquante mille avaient réellement été volontaires...

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