
… si Hitler s’attend à ce que triomphe la "Volonté" du soldat germanique, cette "Volonté" est malheureusement aléatoire et très difficilement quantifiable.
Pour mettre toutes les chances de son côté, et compte tenu de la résistance prévisible des Soviétiques dans le saillant de Koursk, il importe donc de lui adjoindre des forces matérielles considérables, c.-à-d. des canons, des tanks, des avions, à la fois plus nombreux et plus performants que ceux dont dispose l’adversaire.
Sur le strict plan du nombre, et malgré les efforts désespérés du Ministre de l’Armement Albert Speer (et le recours à des millions de travailleurs étrangers plus ou moins volontaires), la production allemande d’armements, bien qu’en croissance constante, est incapable de rivaliser avec celle des Soviétiques.

Si on y ajoute les quelque 10 000 Matilda, Valentine, Lee et autres Sherman que les Anglo-Américains vont livrer aux Soviétiques et, a contrario, l’obligation pour les Allemands de se battre sur deux (voire même trois) Fronts en même temps, on comprend vite qu’à l’Est, les Panzers luttent à environ un contre cinq (2)
Leurs qualités peuvent-elles compenser ce handicap ?
(1) Ces chiffres ne comprennent pas les chars légers, canons automoteurs et autres "chasseurs de chars" sans tourelle, produits à peu près dans les mêmes proportions par les deux adversaires
(2) Cette estimation est basée sur les chiffres de production des uns et des autres, et sur le fait qu’environ 75 % des Panzers produits furent déployés à l’Est. Il s’agit évidemment d’une moyenne, qui varia, parfois considérablement, au fil des mois et des batailles livrées à l’Est et à l’Ouest
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