dimanche 1 juin 2008

1911 - promesses, promesses

... Mussolini était arrivé au Pouvoir sur un coup de force mais aussi sur de nombreuses promesses, dont celles de rétablir l'Ordre, de mener à bien d'importantes réformes sociales et économiques, et de rendre leur fierté aux Italiens.

De ces promesses, celle de rétablir l'Ordre était assurément la plus facile à tenir pour un homme qui, tout comme Hitler, était non seulement très populaire mais pouvait de surcroît s'appuyer un vaste appareil répressif, encore que la dictature de Mussolini n'atteignit jamais, ni en efficacité ni en férocité, celle d'Hiler, puisqu'on verra finalement le premier se faire proprement débarquer et emprisonner par ses camarades de combat et hauts responsables du Grand Conseil fasciste - mais n'anticipons pas.

Vaincre le chômage et élever le niveau de vie et de satisfaction des Italiens représentait un tout autre défi, infiniment plus difficile à remplir et, dans les faits, la plupart des promesses sociales des fascistes italiens ne furent jamais tenues et demeurèrent de simples idéaux, sans cesse reportés à des lendemains meilleurs.

Pour compenser la chute de popularité qui ne manquerait pas d'en découler, Mussolini se résolut d'emprunter une voie que suivrait lui-même Hitler quelques années plus tard : puisque le peuple a besoin de légendes autant que de pain et d'eau, il décida de lui offrir un empire légendaire, en partant à la conquête du Bassin méditerranéen, ce qui constituait au demeurant un excellent moyen de restaurer la fierté nationale.

A condition bien sûr que les victoires soient au rendez-vous...

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