... pour les industriels, banquiers et propriétaires italiens, les revendications sociales des fascistes de Benito Mussolini sont finalement plus raisonnables que celles des communistes, lesquels entendent les déposséder de leurs prérogatives et de leurs biens, voire même les pendre aux réverbères.Contrairement aux communistes inféodés à Moscou, les fascistes sont d'autre part de stricts nationalistes, nullement tentés par une quelconque idée de révolution transnationale.
Rien de surprenant, dès lors à ce que les premiers locaux milanais des Faisceaux italiens de combat soient aimablement fournis... par l'Association lombarde des Industriels : entre deux maux, le capital italien choisit clairement celui qui lui semble le moindre et l'on verra, quelque temps plus tard, les banquiers, industriels et propriétaires allemands tenir un raisonnement analogue à l'égard du NSDAP d'Adolf Hitler.
Grâce à ce soutien politique et financier, les fascistes peuvent alors se lancer dans la conquête du Pouvoir.
Si leurs premiers résultats électoraux sont pour le moins médiocres, la formation de véritables commandos de "gros bras" arpentant villes et campagnes pour "convaincre" les indécis et en découdre avec les socialistes et les communistes finit par porter ses fruits : en 1921, le Parti National Fasciste, qui a succédé aux Faisceaux italiens de combat, revendique quelque 700 000 membres.
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