... à côté de leurs traditionnels programmes de sous-marins côtiers et océaniques, la plupart des marines du monde développèrent divers prototypes de "sous-marins de poche", conçus pour attaquer les navires ennemis à l'intérieur des ports, rades, estuaires, et plus généralement dans tous les endroits difficilement accessibles aux sous-marins traditionnels.Dans sa forme la plus primitive, le sous-marin de poche n'était en vérité qu'une torpille plus ou moins transformée, qu'un courageux marin s'efforçait de piloter, assis à califourchon ou alors installé à l'intérieur de la torpille elle-même, dans un habitacle rudimentaire.
Les "maiale" italiens (qui détruisirent les cuirassés Valiant et Queen Elisabeth dans le port d'Alexandrie) représentent la première tendance; les "marder", "biber" et autres "hecht" allemands, la seconde.
Avec les "kaite", les Japonais allèrent plus loin encore, transformant carrément la "torpille-humaine" occidentale (qui se contentait de déposer une charge explosive sous le navire ennemi, ou de lui décocher une autre torpille - inhabitée cette fois) en véritable "torpille-suicide", qui se précipitait avec son pilote vers l'objectif, et explosait sur lui.
Quelle que soit la formule retenue, ces "torpilles humaines" n'en présentaient pas moins de sérieux inconvénients, parmi lesquels leur grande fragilité, leur extrême vulnérabilité au grenadage anti sous-marin, et surtout leur autonomie trop réduite (de quelques minutes à quelques heures à peine), qui contraignait leurs utilisateurs à les acheminer jusqu'à proximité immédiate de l'objectif, en les installant sur le pont de navires de surface, ou plus généralement de sous-marins traditionnels, quant à eux bien plus repérables...
De fait, à l'exception de quelques succès ponctuels, l'efficacité militaire de ces torpilles pilotées fut à peu près nulle, et sans commune mesure avec les résultats obtenus par leurs "grands frères" sous-marins...
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