lundi 29 décembre 2003

294 - les Français de la Charlemagne
















... ayant appris par les bons soins du docteur Goebbels que l'armée du général Wenck se portait à leur secours, les Berlinois, soumis depuis plusieurs jours à l'intense pilonnage de l'artillerie soviétique, se raccrochait à l'espoir de voir bientôt arriver des renforts allemands, voire même ces fameux soldats américains dont la propagande leur avait affirmé qu'ils ne manqueraient pas de se joindre à l'Allemagne pour vaincre le Bolchevisme.

Pourtant, les seuls soldats qui parvinrent à entrer dans Berlin assiégé n'étaient ni Allemands ni Américains, mais tout bonnement... français (!), et membres de la division SS Charlemagne.

Aux petites heures du 24 avril, le commandant de la division - le Brigadeführer Krukenberg - reçut en effet l'ordre de quitter son campement de Neustrelitz pour se rendre à la Chancellerie du Reich.

Ayant réveillé Henri Fenet - le dernier chef de bataillon encore présent - Krukenberg et une centaine de volontaires montèrent dans des camions, accompagné de l'aumônier de la division, Monseigneur Mayol de Lupé.

En chemin, les Français croisèrent des milliers de civils fuyant dans le sens opposé, mais aussi nombre de soldats de la Wehrmacht qui, goguenards ou simplement incrédules, ne cessaient de les interpeller en leur criant qu'ils s'en allaient dans la mauvaise direction, ce qui, pour ces hommes qui l'avaient en vérité déjà empruntée plusieurs années auparavant, et ans espoir de retour, n'avait finalement plus beaucoup d'importance.

Soldats perdus d'une guerre perdue, peu leur importait désormais la nationalisté de la balle...

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Erreur Monsignor Mayol de Lupé n'était pas présent lors du dernier baroud de ces 300 français.

Je vous joins mon mail si vous désirez me contacter.

D'Iberville a dit...

A l'époque où j'ai rédigé ce texte, la présence de Mayol était signalée dans La Chute de Berlin d'Anthony Beevor

Par contre, dans le "Volontaires français sous uniforme allemand" de Giolitto, que j'ai consulté des années plus tard, il est effectivement mentionné qu'il n'était pas présent

C'est la raison pour laquelle j'ai évité d'en parler dans le no 1782 du 24 janvier 2008, dans la thématique consacre à la SS