![]() |
| Les tourelles avant du Duke of York, en 1945 : deux canons dans l'une, quatre canons dans l'autre |
En pratique, les (très rares) combats qui opposeront bientôt les cuirassés de chaque camp démontreront toutefois que les résultats obtenus par les "petits" 356mm valent en fait ceux des "gros" 380mm et 406mm, mais en cette fin des années 1930 où la puissance des Nations passe encore par la taille des canons et le calibre des obus, les nouveaux cuirassés britanniques ne payent malheureusement pas de mine.
Bien que privé depuis longtemps de poste officiel, Churchill, en particulier, ne décolère pas, et considère, et considérera toujours, ces navires comme "gravely undergunned", "gravement sous-armés" (1)
Pour ne rien arranger, la volonté de maintenir le poids total de ces bâtiments aussi bas que possible a, dans un premier temps, poussé les architectes britanniques à grouper, tout comme d'ailleurs les français, les douze canons prévus à l'intérieur de trois tourelles quadruples fort encombrées, et à la cinématique pour le moins complexe.
… sauf qu’en cours de route, les mêmes architectes se sont rendus compte que les bâtiments ainsi gréés seraient encore trop lourds, ce qui les a dès lors contraints à revenir sur la planche à dessins, à supprimer deux canons, et à remplacer une des tourelles quadruple… par une tourelle double (!), conférant ainsi à ces malheureux navires une silhouette aussi étrange et disgracieuse que celle des vieux Nelson et Rodney...
(1) Iain Ballantyne, Killing the Bismarck






