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| Neville Chamberlain, ou l'illusion de "la Paix pour notre génération" |
... "Messieurs les Allemands, envahissez les premiers !",… telle est en substance la logique politique du gouvernement de Neville Chamberlain en cette fin du mois de mars 1940.
Incapable de se décider à envahir la Norvège pour couper la Route du Fer, Chamberlain s’est donc finalement rallié à la demande, depuis longtemps exprimée par Churchill, de miner au moins les eaux norvégiennes,… tout en sachant fort bien que cet acte, au demeurant presque autant contraire au sacro-saint "Droit international" (!), ne manquera pas de précipiter une autre invasion, allemande cette fois, et une invasion à laquelle la Grande-Bretagne, à présent ouvertement soutenue par le gouvernement français de Paul Reynaud (1), pourra cette fois répliquer en envoyant enfin des troupes en sol norvégien !
Politiquement, cette logique peut sans doute se comprendre, mais légalement et, surtout, moralement, le compte n’y est pas, et c’est même devenu une détestable habitude !
En 1935, sans même consulter les Français, les Britanniques ont ainsi allègrement violé le Traité de Versailles afin d’apaiser Hitler et permettre à sa nouvelle Marine de guerre de construire quasiment tout ce qu’elle voulait,… et même des sous-marins.
En 1938, afin de garantir "la Paix pour notre génération", Britanniques et Français ont carrément offert la Tchécoslovaquie sur un plateau au même Hitler,… ce qui n’a nullement empêché ce dernier de conquérir la Pologne un an plus tard.
Bien qu’alliés de la Pologne, Français et Britanniques l’ont ensuite laissée succomber sans rien faire et, depuis cette date, se sont contentés d’attendre l’arme au pied que le Führer attaque… en Belgique, un autre pays neutre dont les habitants, pas plus que les Norvégiens, n’ont la moindre envie d’être entraînés dans une guerre.
Et s’ils envisagent maintenant de passer enfin à l’action contre l’Allemagne, ce sera... en sol norvégien, donc fort loin de Paris et de Londres, ce qui épargnera donc aux civils français et britanniques tout risque de dommage collatéral…
(1) le 22 mars 1940, Paul Reynaud était devenu Président du Conseil des ministres à la place d’Edouard Daladier, co-signataire avec Chamberlain des tristements célèbres Accord de Munich de 1938
Incapable de se décider à envahir la Norvège pour couper la Route du Fer, Chamberlain s’est donc finalement rallié à la demande, depuis longtemps exprimée par Churchill, de miner au moins les eaux norvégiennes,… tout en sachant fort bien que cet acte, au demeurant presque autant contraire au sacro-saint "Droit international" (!), ne manquera pas de précipiter une autre invasion, allemande cette fois, et une invasion à laquelle la Grande-Bretagne, à présent ouvertement soutenue par le gouvernement français de Paul Reynaud (1), pourra cette fois répliquer en envoyant enfin des troupes en sol norvégien !
Politiquement, cette logique peut sans doute se comprendre, mais légalement et, surtout, moralement, le compte n’y est pas, et c’est même devenu une détestable habitude !
En 1935, sans même consulter les Français, les Britanniques ont ainsi allègrement violé le Traité de Versailles afin d’apaiser Hitler et permettre à sa nouvelle Marine de guerre de construire quasiment tout ce qu’elle voulait,… et même des sous-marins.
En 1938, afin de garantir "la Paix pour notre génération", Britanniques et Français ont carrément offert la Tchécoslovaquie sur un plateau au même Hitler,… ce qui n’a nullement empêché ce dernier de conquérir la Pologne un an plus tard.
Bien qu’alliés de la Pologne, Français et Britanniques l’ont ensuite laissée succomber sans rien faire et, depuis cette date, se sont contentés d’attendre l’arme au pied que le Führer attaque… en Belgique, un autre pays neutre dont les habitants, pas plus que les Norvégiens, n’ont la moindre envie d’être entraînés dans une guerre.
Et s’ils envisagent maintenant de passer enfin à l’action contre l’Allemagne, ce sera... en sol norvégien, donc fort loin de Paris et de Londres, ce qui épargnera donc aux civils français et britanniques tout risque de dommage collatéral…
(1) le 22 mars 1940, Paul Reynaud était devenu Président du Conseil des ministres à la place d’Edouard Daladier, co-signataire avec Chamberlain des tristements célèbres Accord de Munich de 1938






