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| Le croiseur de bataille Australia, en 1914 |
Et cet échec va d’autre part permettre à Jellicoe de récupérer l’Inflexible en juin 1915, après ses réparations, et, surtout, le Queen Elizabeth, le premier des nouveaux Super-dreadnought de 33 000 tonnes, qui sont alors les plus puissants cuirassés au monde.
Et comme les chantier navals continuent de livrer de nouveaux bâtiments, les effectifs de la Grand Fleet continuent de croître, et d’autant plus qu’en janvier, celle-ci a également accueilli dans ses rangs le croiseur de bataille Australia, acquis par le gouvernement australien avant la guerre pour parer la menace allemande dans Pacifique et qui, cette menace maintenant complètement disparue, est devenu disponible et a été mis à disposition des Britanniques.
Mais si les effectifs de la Grand Fleet s’étoffent mois après mois, c’est aussi le cas de ceux de la Hochseeflotte allemande, sans pour autant que celle-ci soit en mesure de rattraper son infériorité numérique, ce qui l’oblige donc, plus que jamais, à demeurer dans ses ports, par crainte d’être complètement anéantie si elle se hasarde à tenter une sortie en force.
Et comme les Britanniques, de leur côté, craignent tout autant de donner dans un barrage de sous-marins ou un champ de mines allemands s’ils se décident à en faire de même, la situation est plus que jamais bloquée, en sorte qu’en pratique, dans ce confit mondial qui est devenu celui des tranchées et de l’immobilisme, les plus puissantes machines de guerre jamais conçues par l’Homme ne servent strictement à rien !
Pour sortir de cette impasse, et tout de même justifier aux yeux de l’opinion publique le coût extravagant de leur construction et celui de leur maintien, Britanniques et Allemands ont toutefois commencé à utiliser quelques-uns de leurs croiseurs de bataille pour mener de rapides opérations de type hit and run à proximité des côtes ennemies
En attendant mieux…






