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| La nomination du général von Falkenhorst à la tête de l'Opération Weserübung allait précipiter l'invasion de la Norvège |
Une action immédiate contre le trafic de minerai de fer fut à nouveau envisagée, mais écartée au tout dernier moment au profit d'une opération de débarquement de plus grande envergure, prévue pour moins d'un mois plus tard.
De leur côté, les Allemands virent dans cet incident un avertissement clair : les Britanniques ne respecteraient la neutralité norvégienne qu'aussi longtemps que cela servirait encore leurs intérêts.
Cela accréditait les affirmations de Quisling concernant une occupation imminente de la Norvège par les Alliés, manœuvre qu'il fallait empêcher à tout prix. Cinq jours plus tard, la simple planification d'un éventuel assaut contre la Norvège se mua en préparatifs bien concrets pour une opération approuvée, avec la nomination à sa tête du général [Nikolaus] von Falkenhorst. (1)
Après l'Incident de l'Altmark, les Norvégiens, qui jusque-là s’efforçaient de ménager tout le monde afin de préserver leur neutralité et échapper à la guerre, sont à présent définitivement pris entre l’arbre et l’écorce : s’ils perturbent et a fortiori mettent un terme au chargement et au transit du minerai de fer suédois à destination de l’Allemagne, comme le réclament depuis des mois les Britanniques, ils ne manqueront pas de précipiter une invasion allemande,… mais s’ils ne le font pas, ils subiront bientôt celle des Britanniques alliés aux Français!
En cette seconde moitié de février 1940, la seule question qu’ils peuvent encore se poser est de savoir lequel des deux camps tirera le premier…
(1) Macintyre, op cit. page 19
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