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| Les Aboukir, Hogue et Cressy, coulés par ke U-21. Tableau allemand de 1915 |
Quel incroyable paradoxe : alors qu’ils sont - et de loin - les plus formidables bâtiments de guerre jamais conçus par l’Homme, les cuirassés britanniques et allemands se contentent donc de patienter tranquillement à l’ancre, en laissant à des navires bien plus petits et moins puissants qu’eux le soin d’en découdre sur mer !
Il faut dire qu’à Londres comme à Berlin, chacun commence déjà à s’inquiéter de la vulnérabilité de ces mastodontes et de l’impact que ne manquerait pas d’avoir, autant sur les Finances publiques que sur l’opinion publique, la disparition éventuelle de l’un d’entre-eux !
Et il y a effectivement de quoi s’inquiéter !
Si la menace aérienne n’est encore qu’une lointaine vue de l’esprit, celle des torpilles de sous-marins et des mines est en revanche déjà bien présente !
Le 5 septembre, au large de l’Île de May, c-à-d à proximité immédiate des mouillages de la Grand Fleet, le croiseur Pathfinder se brise en effet en deux sous l’effet d’une seule torpille tirée par le sous-marin U-21 à moins de 2 000 mètres.
Le 22, et en moins d’une heure, l’U-9 fait mieux encore, en réussissant le triplé parfait au détriment du croiseur-cuirassé Aboukir, puis de ses homologues Hogue et Cressy, qui ont stoppé pour lui porter secours !
En moins de trois semaines, le menace sous-marine est devenue telle que la Grand Fleet, plutôt que de patrouiller en mer et de chercher l'engagement avec la Hochseeflotte, préfère se disperser provisoirement tant elle juge ses actuels mouillages de Rosyth et de Scapa Flow peu sécuritaires...

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