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| Le Bayern, premier super-dreadnought de la Marine impériale allemande... |
Mais si les deux camps revendiquent la victoire,… et ont chacun chacun d’excellentes raisons de la revendiquer (!), le paradoxe veut qu’aucun des deux ne soit satisfait de la victoire qu’il a obtenue !
Côté allemand, cette victoire n’a en effet malheureusement rien changé à la supériorité numérique des Britanniques en Mer du Nord, alors que, côté britannique, elle n’a pas davantage réduit à néant la menace allemande aux même endroit !
Alors, que faut-il faire ?
Aussi invraisemblable cela puisse-t-il sembler, Scheer semble résolu à retenter l’aventure, et même… à reprendre son plan originel, à savoir bombarder une ville britannique - en l’occurrence celle de Sunderland - avec les croiseurs de bataille de Hipper, et ce dans l’espoir, une fois encore, d’attirer en mer une partie de la Grand Fleet, et de l’écraser ensuite avec ses propres cuirassés mais aussi un barrage de sous-marins tapis en embuscade !
Compte tenu de ce qui vient tout juste de se passer au Jutland, on peut dores et déjà douter de la réussite d’un tel plan,… voire même de l’état mental de son auteur !
Vu les pertes et les dommages subis, Hipper ne pourra en tout cas prendre la mer qu’avec deux croiseurs de bataille - les Moltke et von der Tann - contre cinq au Jutland, et si Scheer pourra quant à lui compter sur l’arrivée du tout nouveau Bayern, premier super-dreadnought de la Hochseeflotte, qui portera son effectif total à dix-huit cuirassés, soit deux de plus qu’au Jutland, les Britanniques, au même moment, alignent quand à eux six croiseurs de bataille opérationnels et toujours confiés à Beatty, et… vingt-neuf cuirassés, soit un de plus qu’au Jutland, toujours confiés à Jellicoe.
Et comme au Jutland, Scheer espère bénéficier du soutien de nombreux sous-marins positionnés devant les ports britanniques, et aussi, pour la reconnaissance, de plusieurs zeppelins
Voilà pour le plan…






