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| Le Prinz Eugen, devenu... américain (!), fin 1945 : ultime croiseur lourd de la Kriegsmarine |
… mais Hitler, bien sûr, ne va pas se contenter d’un acte purement symbolique !
Après avoir déjà suspendu, dès le début de la Campagne de Pologne, la construction de nouveaux grands navires de surface, il ordonne cette fois qu’elle soit définitivement annulée
Si cette mesure offre le considérable avantage de libérer plusieurs chantiers navals et de fort nombreux ouvriers, que l’on pourra dès lors affecter à d’autres tâches, et notamment à la construction de nouveaux sous-marins, elle présente en revanche le grave inconvénient de condamner la Kriegsmarine à perdre progressivement, par l’inévitable et cruelle loi de l’attrition, le peu de bâtiments dont elle dispose encore et qui, par voie de conséquence, deviendront de moins en moins pertinents
Si le Führer accepte que les travaux sur les cuirassés Bismarck et Tirpitz, et aussi sur le croiseur lourd Prinz Eugen, se poursuivent normalement, il exige en revanche que ceux sur d’autres bâtiments pourtant eux aussi en achèvement, comme le porte-avions Graf Zeppelin, ne se déroulent plus qu’à un rythme à ce point ralenti qu’ils se verront, au bout du compte, finalement abandonnés complètement.
Mais Hitler va aller encore plus loin, en se débarrassant des deux derniers croiseurs lourds de la classe Hipper, lancés en janvier et juillet 1939, mais toujours en achèvement à Brème, l’un se voyant dès lors destiné à devenir un futur porte-avions - qui, comme le Graf Zeppelin, ne sera toutefois jamais terminé - et l’autre carrément cédé à l’URSS en échange de pétrole et de blé soviétiques !
Errare humanum est, sed perseverare diabolicum : en se relançant dans la construction de grands navires de guerre à la toute fin des années 1920, l’Allemagne a manifestement commis une grave erreur, mais au moins vient-elle de décider, en ce début des années 1940, de ne pas pas persévérer dans cette voie manifestement sans issue…
Après avoir déjà suspendu, dès le début de la Campagne de Pologne, la construction de nouveaux grands navires de surface, il ordonne cette fois qu’elle soit définitivement annulée
Si cette mesure offre le considérable avantage de libérer plusieurs chantiers navals et de fort nombreux ouvriers, que l’on pourra dès lors affecter à d’autres tâches, et notamment à la construction de nouveaux sous-marins, elle présente en revanche le grave inconvénient de condamner la Kriegsmarine à perdre progressivement, par l’inévitable et cruelle loi de l’attrition, le peu de bâtiments dont elle dispose encore et qui, par voie de conséquence, deviendront de moins en moins pertinents
Si le Führer accepte que les travaux sur les cuirassés Bismarck et Tirpitz, et aussi sur le croiseur lourd Prinz Eugen, se poursuivent normalement, il exige en revanche que ceux sur d’autres bâtiments pourtant eux aussi en achèvement, comme le porte-avions Graf Zeppelin, ne se déroulent plus qu’à un rythme à ce point ralenti qu’ils se verront, au bout du compte, finalement abandonnés complètement.
Mais Hitler va aller encore plus loin, en se débarrassant des deux derniers croiseurs lourds de la classe Hipper, lancés en janvier et juillet 1939, mais toujours en achèvement à Brème, l’un se voyant dès lors destiné à devenir un futur porte-avions - qui, comme le Graf Zeppelin, ne sera toutefois jamais terminé - et l’autre carrément cédé à l’URSS en échange de pétrole et de blé soviétiques !
Errare humanum est, sed perseverare diabolicum : en se relançant dans la construction de grands navires de guerre à la toute fin des années 1920, l’Allemagne a manifestement commis une grave erreur, mais au moins vient-elle de décider, en ce début des années 1940, de ne pas pas persévérer dans cette voie manifestement sans issue…

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