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| Le Deutschland, devenu Lützow, dans un fjord norvégien, en 1942 |
… à sa mise en service, le 1er avril 1933, le Deutschland, le premier "cuirassé de poche" avait stupéfait le monde entier.
Sur le papier, la formule - nous l’avons dit - paraissait en effet géniale, puisqu’avec son armement quasiment égal à celui d’un cuirassé, et sa vitesse quasiment égale à celle d’un croiseur, ce nouveau type de navire incarnait en quelque sorte le meilleur des deux mondes, capable d’échapper sans problème au premier, et d’écraser, ou du moins de tenir à bonne distance, le second.
Le problème, c’est qu’à la déclaration de guerre, à peine six ans plus tard, le monde avait déjà beaucoup changé : chaque grande nation avait en effet commencé à concevoir, à construire, et parfois même à mettre en service une nouvelle génération de vrais cuirassés, dits "rapides", qui égalaient, et même surpassaient, les 28 nœuds du Deutschland et de ses deux jumeaux, et disposaient d’un armement et d’un blindage autrement plus impressionnants que ces derniers
De révolutionnaire, la formule était ainsi devenue… suicidaire, et l’ironie veut qu’après les Français, les Allemands eux-mêmes aient été, avec leurs Schlachtschiffe Scharnhorst et Gneisenau, les premiers à mettre en service des navires à la fois plus rapides, mieux armés et mieux protégés que leurs prédécesseurs, dès lors irrémédiablement déclassés et en définitive rendus presque aussi obsolètes que les pré-dreanoughts à l’apparition du premier dreadnought.
A l’entrée en guerre, la Kriegsmarine, malgré tout consciente de leurs faiblesses, les avaient donc lancé dans l’Atlantique et à l’attaque non pas de cuirassés et de croiseurs, mais bien de simples cargos dépourvus de tout armement et de tout blindage
Une mission qui, a priori, semblait tout à fait à leur portée, et pour laquelle ils avaient d’ailleurs été conçus…
Sur le papier, la formule - nous l’avons dit - paraissait en effet géniale, puisqu’avec son armement quasiment égal à celui d’un cuirassé, et sa vitesse quasiment égale à celle d’un croiseur, ce nouveau type de navire incarnait en quelque sorte le meilleur des deux mondes, capable d’échapper sans problème au premier, et d’écraser, ou du moins de tenir à bonne distance, le second.
Le problème, c’est qu’à la déclaration de guerre, à peine six ans plus tard, le monde avait déjà beaucoup changé : chaque grande nation avait en effet commencé à concevoir, à construire, et parfois même à mettre en service une nouvelle génération de vrais cuirassés, dits "rapides", qui égalaient, et même surpassaient, les 28 nœuds du Deutschland et de ses deux jumeaux, et disposaient d’un armement et d’un blindage autrement plus impressionnants que ces derniers
De révolutionnaire, la formule était ainsi devenue… suicidaire, et l’ironie veut qu’après les Français, les Allemands eux-mêmes aient été, avec leurs Schlachtschiffe Scharnhorst et Gneisenau, les premiers à mettre en service des navires à la fois plus rapides, mieux armés et mieux protégés que leurs prédécesseurs, dès lors irrémédiablement déclassés et en définitive rendus presque aussi obsolètes que les pré-dreanoughts à l’apparition du premier dreadnought.
A l’entrée en guerre, la Kriegsmarine, malgré tout consciente de leurs faiblesses, les avaient donc lancé dans l’Atlantique et à l’attaque non pas de cuirassés et de croiseurs, mais bien de simples cargos dépourvus de tout armement et de tout blindage
Une mission qui, a priori, semblait tout à fait à leur portée, et pour laquelle ils avaient d’ailleurs été conçus…

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