… 5 octobre 1939
Cette importante formalité réglementaire accomplie - puisqu’à cette étape de la guerre, chacun s’efforce encore d’en respecter les lois ! - Langsdorff fait tirer deux torpilles… qui ratent leur cible (!), puis décide d’en finir au canon, expédiant le malheureux Clement par le fond en une trentaine d’obus.
Ceci fait, et comme il est inutile de trainer là, le Graf Spee vide bientôt les lieux et de met le cap à l’Est, en direction des côtes africaines,... non sans avoir toutefois contacté au préalable les autorités brésiliennes par radio, et leur avoir indiqué la position des naufragés du Clement (1)
Le même jour, un autre cargo est aperçu à l’horizon. Mais de nationalité grecque, donc neutre, celui-ci est aussitôt laissé en paix.
Le Clement n’avait pas de véritable valeur, mais sa disparition du fait d’un mystérieux "corsaire allemand" finalement identifié comme un des fameux "cuirassés de poche" n’en sonne pas moins le branlebas autant à Londres qu’à Paris, où chacun mobilise croiseurs, cuirassés et même porte-avions pour le retrouver.
Dans l'intervalle, le 5 octobre, le Graf Spee tombe sur une autre proie britannique isolée, en l’occurrence le Newton Beech, chargé de quelque 7 000 tonnes de maïs.
Cette importante formalité réglementaire accomplie - puisqu’à cette étape de la guerre, chacun s’efforce encore d’en respecter les lois ! - Langsdorff fait tirer deux torpilles… qui ratent leur cible (!), puis décide d’en finir au canon, expédiant le malheureux Clement par le fond en une trentaine d’obus.
Ceci fait, et comme il est inutile de trainer là, le Graf Spee vide bientôt les lieux et de met le cap à l’Est, en direction des côtes africaines,... non sans avoir toutefois contacté au préalable les autorités brésiliennes par radio, et leur avoir indiqué la position des naufragés du Clement (1)
Le même jour, un autre cargo est aperçu à l’horizon. Mais de nationalité grecque, donc neutre, celui-ci est aussitôt laissé en paix.
Le Clement n’avait pas de véritable valeur, mais sa disparition du fait d’un mystérieux "corsaire allemand" finalement identifié comme un des fameux "cuirassés de poche" n’en sonne pas moins le branlebas autant à Londres qu’à Paris, où chacun mobilise croiseurs, cuirassés et même porte-avions pour le retrouver.
Dans l'intervalle, le 5 octobre, le Graf Spee tombe sur une autre proie britannique isolée, en l’occurrence le Newton Beech, chargé de quelque 7 000 tonnes de maïs.
Après s'en être approché à quelque 2 000 mètres sous couvert - ruse de guerre - d'un pavillon français (2), ce cargo "extrêmement sale" aux dires d’un officier allemand, est abordé par un équipage de prise, et dès lors contraint d’accompagner le Graf Spee, ce qui, pour l’heure, lui évite au moins d’être aussitôt envoyé par le fond…
(1) ceux-ci finiront par rallier les côtes brésiliennes sains et saufs
(2) le droit maritime n'interdisait pas aux belligérants l'usage de faux drapeaux, à condition que le vrai soit hissé juste avant le combat

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